Selon le chef de file de la N-VA à la chambre, Jan Jambon, si une réforme de l'Etat devait se mettre en place, elle serait soutenue par la N-VA.
"Notre but est la réforme de l'Etat, le cartel n'est qu'un moyen d'y parvenir", a déclaré mardi matin Jan Jambon, chef de file de la N-VA à la Chambre, sur les ondes de Bel-RTL, confirmant par ailleurs l'intention de radicalisation du petit parti nationaliste.
"Ce n'est pas dans notre nature de nous calmer, on veut arriver à nos fins et si une réforme de l'Etat devait se mettre en place sans nous, nous la soutiendrions depuis l'opposition. Mais nous n'y croyons absolument pas", a déclaré le député fédéral, ajoutant que Yves Leterme aurait dû démissionner de son poste de Premier ministre car il a perdu toute crédibilité.
Interrogé sur les applaudissements nourris des députés N-VA lundi suite aux propos de Filip De Winter, le chef du groupe du Vlaams Belang au parlement flamand, Jan Jambon n'y voit rien de significatif. "C'est un jeu parlementaire de soutenir ses partenaires de l'opposition mais cela n'augure d'aucun rapprochement. Si tout est fini avec le CD&V, nous irons seuls devant les électeurs".
Jan Jambon précise enfin que si tout le monde pointe le parti du doigt, tout ne sera pas plus facile sans la N-VA. "Plusieurs projets discutés au niveau fédéral tels que les questions de régularisation n'ont pas été bloqués par nous, et dans les négociations communautaires, il n'y a pas une proposition que nous avons été les seuls à rejeter.
Le CD&V et l'Open VLD s'y opposaient aussi. C'est un peu facile maintenant de dire que tout est de la faute de la N-VA", a ajouté le parlementaire qui ne voit qu'une très mince chance de maintenir le cartel avec le parti d'Yves Leterme. "Il faut voir comment certains ténors au sein du parti peuvent encore influencer la position du CD&V". (belga)


