Leterme a "tourné la page" après le départ de la N-VA

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Par: rédaction
23/09/08 - 20h22

Le premier ministre Yves Leterme (CD&V) a affirmé mardi soir sur la RTBF avoir "tourné la page" après que la N-VA a retiré son soutien au gouvernement fédéral. La N-VA n'a pas "voulu prendre ses responsabilités" pour un dialogue en vue d'une réforme de l'Etat, ce que le CD&V a choisi de faire, a-t-il commenté.

Reconnaissant "un peu de tristesse" après l'éclatement aux niveaux fédéral et régional du cartel CD&V/N-VA, son "enfant", Yves Leterme affirme qu'il n'éprouve actuellement plus de déception. "La page est tournée", tranche-t-il. "Un jour il fallait se quitter, une fois le contrat rempli, mais j'aurais préféré continuer", a-t-il répondu à la question de savoir s'il avait déjà pensé que le cartel allait éclater.

Compromis nécessaires
Pour lui, il est très clair que la N-VA ne voulait pas d'accord, pas de compromis, alors qu'une réforme de l'Etat nécessite des compromis. "La N-VA ne voulait pas se rallier à l'évidence qu'il fallait un compromis avec les francophones", a-t-il indiqué. "Elle a choisi de ne pas prendre ses responsabilités, ce n'est pas notre choix", a-t-il ajouté. Interrogé sur le délai qui s'est écoulé avant d'en arriver à cette conclusion, le premier ministre a estimé qu'il avait fallu "être confronté à la réalité, de part et d'autre".

Pas tout à fait mort
Le premier ministre relève par ailleurs que le cartel CD&V/N-VA est toujours en place aux niveaux local et provincial. Il estime aussi que "sur base de bons accords, il va être possible de coopérer aussi sur d'autres dossiers".

Communautaire hors des pattes
Yves Leterme annonce dans le même temps une déclaration de politique générale à la rentrée qui sera "forte, claire et en toute confiance". Il juge important que le dossier communautaire ne soit plus "dans les pattes du gouvernement". "On peut se concentrer sur les dossiers socio-économiques, de justice, d'immigration et autres", a-t-il ajouté.

Tâche difficile
Le premier ministre annonce cependant une tâche "difficile", due à la conjoncture économique internationale, mais aussi à la pression mise sur les syndicats et les patrons dans le cadre de la recherche d'un accord inter-professionnel ou encore la confection d'une épure budgétaire qui ne sera "pas simple". (belga)

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