La pentapartite devrait rester en place jusqu'en 2011 et donner priorité à l'économique et au social, estime le ministre fédéral de la Coopération au développement Charles Michel (MR) dans un entretien publié mardi par Le Soir.
Face à la triple crise, financière, énergétique et des prix alimentaires, la priorité doit être économique et sociale, selon Charles Michel. "On ne peut plus se permettre d'être paralysé par le dossier institutionnel. Et je mets en garde contre les apprentis sorciers qui voudraient jouer la carte d'élections fédérales anticipées: plus que jamais on a besoin d'un gouvernement qui ait du temps devant lui", indique Charles Michel. Plus que jamais, il faut du sang-froid, un sens supérieur de l'intérêt général, précise-t-il.
Classe moyenne
L'une des priorités de Charles Michel est la classe moyenne. Des mesures fiscales et sociales sont nécessaires selon le ministre. "Il faut augmenter le salaire poche, le pouvoir d'achat de la classe moyenne. La façon la plus directe, c'est de baisser l'impôt des personnes physiques", explique-t-il.
Charles Michel estime en outre que l'intervention de l'Etat pour les banques est nécessaire. "On doit le faire si on veut garder une capacité de réagir face au ralentissement économique. Peut-être y aura-t-il une hausse de l'endettement en 2009, mais l'effet sera relativement neutre car, en contrepartie, des actifs rentrent dans le patrimoine des Belges, puisqu'on devient actionnaire de la plus grande banque européenne", indique le ministre.
Pour ce qui est de la commission d'enquête réclamée par le PS sur les responsabilités dans la crise financière, Charles Michel juge qu'"il est assassin de venir avec ça maintenant. Ceux qui ont un peu le sens de l'Etat le savent". Il précise toutefois que le MR n'y est pas opposé, mais que ce n'est pas le moment de définir la méthode de travail du parlement.


