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Le dialogue s'amorce entre le nord et le sud

7S7 mise à jour   Les discussions institutionnelles visant à réformer l'Etat sont entrées dans une "nouvelle dynamique" née d'une "rupture" avec les approches récentes qui ont suscité la crise communautaire, a indiqué mercredi le ministre-président flamand, Kris Peeters, à l'issue de l'installation des travaux au Palais des Académies à Bruxelles.

Un premier accord entre délégués du nord et du sud du pays est né d'une volonté partagée d'observer la discrétion sur l'évolution des discussions. "Il n'y aura communication à la presse que lorsque nous aurons conclu des accords partiels", a indiqué le président des travaux, Kris Peeters.

"La discussion s'est engagée de manière très constructive", a indiqué
Kris Peeters, rejoint dans son commentaire par son alter ego francophone, Armand De Decker, président du Sénat. "On a pu observer une franchise mutuelle", a précisé ce dernier. Le groupe des douze, qui était appuyé mercredi par les ministres des Réformes institutionnelles, Didier Reynders et Jo Vandeurzen, a arrêté son agenda des discussions jusqu'à la fin de l'année. Il se verra chaque semaine mais pas nécessairement à jour fixe. Les réunions dépendront des disponibilités de chacun, sachant que plusieurs délégués ont une charge ministérielle et que l'un d'eux est président d'assemblée. Des réunions préparatoires seront également organisées.

D'autres personnalités pourront également être associées aux travaux. Le PS avait déjà indiqué que Michel Daerden remplacerait Jean-Claude Marcourt pour les questions liées au financement. Mercredi, le groupe des douze a suggéré que soit invité, à un moment donné, le ministre-président de la Communauté germanophone, Karl-Heinz Lambertz, ex-médiateur royal. Le rapport des médiateurs est le point de départ des travaux, a rappelé Armand De Decker. "Nous partons du rapport des médiateurs et donc d'une page blanche", a-t-il indiqué.

En ce qui concerne le calendrier, les délégués ne s'enfermeront pas
dans un timing précis. "Il n'y a pas de deadlines", a précisé Kris Peeters. "Le seul mort d'ordre à l'heure actuelle est la discrétion. Nous avons la volonté de nous en tenir à la plus grande confidentialité", a martelé M. De Decker. Les autres délégués n'ont pas dit autre chose, s'en tenant pour le reste à des commentaires plutôt académiques. (belga)
08/10/08 12h13
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