Le Vlaams Belang craint une réforme de l'Etat et prône une Flandre indépendante

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Par: rédaction
2/11/08 - 18h59

Une réforme de l'Etat n'est pas seulement inutile mais peut être dangereuse car elle peut entraîner des concessions de la part de la Flandre, concessions que celle-ci peut payer cher par la suite, a dit dimanche Karim Van Overmeire qui présidait le congrès que le Vlaams Belang a tenu à Gand. Filip Dewinter a pour sa part appelé les Flamands à contester auprès de l'administration fiscale les 2.000 euros que chaque Flamand paye au bénéfice des francophones.

"La Flandre compte sur elle-même"
Pour le Vlaams Belang, l'indépendance de la Flandre reste la seule solution. Le mot d'ordre du congrès était clair à ce propos: "Arrêtez la magouille. La Flandre compte sur elle-même" (Stop het geknoei. Vlaanderen op eigen kracht). Plusieurs groupes de travail ont réfléchi dans ce cadre à la façon de réaliser et d'organiser la Flandre indépendante.

Lors de ce congrès, le président du parti Bruno Valkeniers a souligné que l'actuelle crise financière a une fois de plus démontré que la Belgique ne fonctionne pas. "La Belgique est un des seul pays qui a fait de cette crise une vente soldée d'une grande partie de son patrimoine financier", a-t-il dit. Il s'en est aussi pris au CD&V et à la N-VA, leur reprochant de ne pas avoir tenu leur promesse de ne pas entrer au gouvernement sans réforme de l'Etat et sans scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

S'adressant à Jean-Marie Dedecker -le parti de ce dernier est vu par certains comme un danger pour le VB- de dire clairement s'il veut ou non le maintien de la Belgique et s'il défend un "libéralisme bleu foncé" ou les intérêts des petites gens.

"Regagner Bruxelles"
Pour le Vlaams Belang, il vaut mieux ne pas négocier une nouvelle réforme de l'Etat. Celle-ci est non seulement inutile mais peut être dangereuse pour la Flandre. "Si la Belgique continue d'exister, nous perdrons tôt ou tard Bruxelles et une grande partie du Brabant flamand", a notamment dit M. Van Overmeire. Pour lui, il faut éviter que Bruxelles soit reliée à la Wallonie afin de permettre la survie d'une sorte de "reste de la Belgique". Et d'ajouter : "Le temps joue en notre défaveur", ce qui est aussi l'avis du sénateur Joris Van Hauthem.

A chaque réforme de l'Etat, Bruxelles reçoit plus de compétences mais la région capitale ne peut vivre seule et la Wallonie n'est pas capable de la soutenir seule, a encore dit M. Van Hauthem pour qui une "séparation de biens est nécessaire" pour "regagner Bruxelles". (belga)

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