Dialogue institutionnel: on travaille, rappellent les deux présidents

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Par: rédaction
8/11/08 - 20h20
MM. Peeters et De Decker ont fait le point sur l'état d'avancement de ce dialogue institutionnel lancé au mois d'octobre et qui en est à sa quatrième réunion. Ils livrent toutefois peu de détails.

Les deux présidents du dialogue institutionnel - le ministre-président flamand Kris Peeters et le président du Sénat Armand De Decker- ont tenu samedi à rectifier l'impression qui pouvait être donnée à la suite d'informations parues dans la presse et selon lesquelles les discussions n'avançaient pas.

Le quotidien La Libre Belgique a fait écho dans son édition de vendredi aux discussions menées dans le cadre du dialogue institutionnel. Elles piétinent, affirment certains participants qui mettent en cause la capacité de M. Peeters à mener ce genre de dialogue.

Dans un communiqué diffusé samedi, MM. Peeters et De Decker ont fait le point sur l'état d'avancement de ce dialogue institutionnel lancé au mois d'octobre et qui en est à sa quatrième réunion. Ils livrent toutefois peu de détails. Vendredi soir et samedi matin, les négociateurs ont répondu aux remarques du Conseil d'Etat à propos du premier paquet de transfert de compétences qui remonte au début de l'année, sous le gouvernement Verhofstadt III.

Pour le reste, les deux présidents se contentent d'évoquer des échanges approfondis sur la politique de l'emploi et celle des grandes villes ainsi que des accords de coopération à conclure au plus vite, sans pour autant citer les matières qu'ils visent. Pour donner toutes ses chances au dialogue, les différents négociateurs avaient convenu de travailler dans la confidentialité.

Les commentaires parus vendredi ont poussé les deux présidents à réagir, ont commenté plusieurs participants. Dans les formations politiques qui ne sont pas associées, des réactions se faisaient déjà entendre. Le président de la N-VA, Bart De Wever, a ainsi parlé de "café du commerce".

"Ce n'est pas parce qu'on n'en parle pas que l'on ne travaille pas", a souligné un négociateur francophone. "Nous voulions travailler discrètement et ne communiquer que quand il y a des résultats", a renchéri un autre négociateur. D'après lui, les discussions se déroulent dans un climat positif. "On a enfin pu sortir du climat de tranchée dans lequel on travaillait jusqu'en juillet dernier", a-t-il affirmé.

Les problèmes communautaires se profilent néanmoins à nouveau à l'horizon, notamment à propos de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde et de la non-nomination de trois bourgmestres francophones de communes à facilités de la périphérie bruxelloise. "Nous avons des périmètres d'activité et il y a des choses qui se passent en dehors de ces périmètres", a-t-il simplement commenté. (belga)

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