Le premier ministre espère qu'un surplus budgétaire sera à nouveau possible à partir de 2012. En attendant, un léger déficit, tel celui de 1,8% prévu pour 2009, est acceptable, au regard de la crise financière mondiale, estime-t-il.
Invité dimanche sur les plateaux télévisés de la RTBF et de la radio-télévision publique flamande VRT, il a aussi précisé qu'il pourrait participer aux élections de juin 2009 sans toutefois prendre la tête d'une liste.
Relance économique
Même s'il accepte un léger déficit budgétaire pour 2009, il n'est pas question de retomber dans les dérapages budgétaires tels qu'ils ont existé il y a 25 à 30 ans. Nous avons trouvé un bon équilibre, a répété Yves Leterme.
Le plan de relance économique, flanqué de l'accord sur les salaires, coûtera 2 milliards supplémentaires au gouvernement. Tenant compte de taux de croissance sans cesse plus mauvais, cela doit déboucher sur un déficit budgétaire de 1,8% du PNB, a-t-il dit.
En tout état de cause, M. Leterme repousse toue accusation d'"aventure budgétaire", expliquant que si l'on prévoit un équilibre basé sur 2% de croissance et que celle-ci s'effondre de 0,2 ou 0,4%, on débouche automatiquement sur un déficit, induit par des dépenses en hausse pour le chômage et des recettes en baisse à cause de la diminution de la consommation.
Quant à une diminution générale de la TVA à 6% évoquée par l'opposition, il juge une telle mesure "pas intelligente" et empreinte de démagogie. En revanche, une diminution temporaire à 6% au profit du secteur de la construction, comme décidé par le gouvernement fédéral, constitue à ses yeux une mesure intelligente.
Pas tête de liste
M. Leterme n'emmènera pas de liste CD&V aux élections régionales et européennes de juin 2009 mais si son parti lui demande, il figurera quelque part sur une liste. Il entend en effet se concentrer "à 200%" sur le travail de fond du gouvernement fédéral.
Interrogé à propos des bourgmestres de la périphérie de Bruxelles qui n'ont pas été nommés, il a rétorqué qu'il s'agissait là d'une compétence du gouvernement flamand. Il a cependant dit sa conviction que les problèmes "de Bruxelles et autour de Bruxelles" seront sur la table des négociations tôt ou tard. (belga/ca)


