Le CD&V estime qu'il est temps pour les partis de la majorité fédérale de mettre en oeuvre les objectifs de l'accord de gouvernement en matière de sans papiers.
A l'occasion d'une manifestation tenue dimanche à Anvers en faveur de la régularisation des sans-papiers, la présidente du parti Marianne Thyssen, la sénatrice Nahima Lanjri et le député Leen Dierick demandent que les critères servant à la régularisation d'illégaux soient clairement définis.
Garanties
Selon les trois mandataires démocrates-chrétiens, tous les partis de la majorité sont d'accord pour s'opposer à une régularisation généralisée. Ils ajoutent que le CD&V penche en faveur d'une procédure d'asile rapide et une politique humaine mais effective d'expulsion, ce qui doit offrir des garanties permettant d'éviter des demandes de régularisation.
Le parti plaide encore pour une approche globale des problèmes (regroupement familial, étudiants étrangers, législation sur l'obtention de la nationalité) débouchant sur un accord équilibré et une politique migratoire claire, objective et humaine.
Insistant sur la nécessité d'un tel accord dans des délais raisonnables, les trois signataires du communiqué soulignent que cela ne sera possible que si chacun est prêt à accepter des compromis. Mais ils avertissent qu'une politique de régularisation n'entraînera aucun résultat positif pour nombre de sans-paiers et que l'ouverture des frontières ne constitue pas une solution.
Impuissance
Réagissant à ces propos, la députée sp.a Dalila Douifi a rétorqué que si la présidente du plus grand parti flamand au sein du gouvernement lance tout-à-coup un tel appel, cela prouve l'impuissance du gouvernement. Selon elle, le dossier des régularisations doit être séparé de celui de l'immigration économique et si l'appel du CD&V va dans ce sens, il s'agit d'un signe positif, dit-elle.
"Heureusement, les sans-papiers supportent mieux les sarcasmes que les Wallons", s'est exclamé le nouveau (et ex) président des VlaamsProgressieven Geert Lambert, remarquant au passage que Mme Thyssen préside un parti à la tête d'un gouvernement qui depuis plus d'un an laisse impitoyablement à leur sort les sans-papiers. (belga/ca)


