Le formateur Herman Van Rompuy est capable de faire travailler les gens ensemble, plus que le premier ministre démissionnaire Yves Leterme, mais la majorité actuelle reste une équipe au sein de laquelle la méfiance est gigantesque, a indiqué lundi la présidente du sp.a Caroline Gennez.
La meilleures solution, aux yeux des socialistes flamands, reste des élections couplées en juin prochain. Ce scrutin multiple (régional, fédéral, européen) pourrait permettre de marquer la "césure" après un an et demi de "cafouillage", relève Caroline Gennez.
"La situation ne peut être pire que sous Leterme", relativise-t-elle, disant ne plus s'étonner de rien après dix-huit mois.
La présidente des socialistes flamands se dit curieuse de l'attitude qu'adoptera dans les prochaines semaines le nouveau gouvernement - "s'il est mis sur pied" - dans plusieurs dossiers importants.
Elle s'interroge par ailleurs sur l'apport réel de la commission parlementaire d'enquête au dossier de la crise bancaire. "Mènera-t-elle un travail sérieux ou ne fera-t-elle que brouiller les pistes", se demande Mme Gennez.
Concernant le budget, la présidente du sp.a relève que Herman Van Rompuy a l'image d'une personne "qui sait serrer les cordons de la bourse". "C'est qu'il faudra mener pas mal de travaux de réparation", note-t-elle. (belga)


