Après avoir lancé des attaques à demi-mots mardi contre les libéraux, en annonçant qu'elle ne montait pas dans le gouvernement Van Rompuy, l'ancienne ministre Inge Vervotte s'en est prise directement, mercredi dans la presse flamande, au vice-premier ministre Didier Reynders (MR) et au nouveau président de la Chambre Patrick Dewael (Open Vld).
"Je ne pouvais pas accepter que seuls les CD&V doivent partir alors que les autres pouvaient rester. Lorsque il a été clair que Dewael et Reynders ne feraient pas preuve de la même intégrité qu'Yves Leterme et Jo Vandeurzen, j'ai tranché", affirme-t-elle. "Ce ne sont pas les seuls noms de Vandeurzen et Yves Leterme qui apparaissent dans la note de la cour de cassation, celui du vice-premier Didier Reynders y figure aussi", relève-t-elle.
L'Open Vld a déploré ces critiques. "Inge Vervotte sait que les faits qui ont poussé Yves Leterme et Jo Vandeurzen à la démission sont d'un tout autre ordre que ceux auxquels Patrick Dewael est confronté", affirment les libéraux flamands. Ils relèvent en outre que la position de l'ancien ministre de l'Intérieur a été explicitement confortée par le Comité P.
"Nous comprenons les difficultés éprouvées par Inge Vervotte à l'égard du nouveau gouvernement et les circonstances qui ont mené à cela. Mais le pays a aujourd'hui plus que jamais besoin d'un gouvernement stable pour répondre aux conséquences de la crise économique. Les frustrations personnelles sont dès lors secondaires", a indiqué un porte-parole de l'Open Vld. (belga/ca)


