Le gouvernement va élaborer au cours des prochains mois un plan destiné à résorber le déficit structurel de 3,5 milliards d'euros mais il n'aura pas de conséquences sur le budget 2009, a indiqué le porte-parole du premier ministre Herman Van Rompuy, à l'occasion d'entrevues que le premier ministre a accordées mercredi soir à diverses chaînes de télévision.
Selon la télévision publique flamande VRT, le gouvernement aurait ainsi décidé d'économiser 3,5 milliards d'euros, soit 1% du produit national brut sur le budget, un montant correspondant au déficit non attribuable à la crise économique. Toutefois, selon le porte-parole de M. Van Rompuy, ce n'est pas sur le budget 2009 que l'opération portera. "S'il entre bien dans les intentions du gouvernement de réduire le déficit structurel, une initiative qui figure dans l'accord de gouvernement, cela n'aura pas d'implication sur ce budget 2009", a-t-il dit. L'objectif devrait être atteint à la fin de la législature et ne passerait pas par une augmentation des impôts.
Respecter l'accord avec BNP
Au cours de ses entrevues télévisées, M. Van Rompuy a insisté sur le fait que la priorité du gouvernement était de répondre à la crise économique. Il est convaincu que l'Europe réussira à remettre l'économie sur pied et à rétablir la confiance et que ce rétablissement se fera plus vite et plus fort que ce que nous redoutons. A propos de Fortis, Herman Van Rompuy est convaincu de l'importance pour la Belgique de respecter l'accord conclu avec BNP Paribas. Le Conseil des ministres restreint s'est penché mercredi matin sur le dossier Fortis mais n'aurait pris, selon le porte-parole du premier ministre, aucune décision.
Sentiment du devoir
Le gouvernement attend lui aussi le rapport d'experts demandé dans le cadre de la procédure judiciaire, avant de procéder à une évaluation. M. Van Rompuy a aussi confirmé que son intention était de rester premier ministre jusqu'en 2011, comme il a été convenu lors de la formation du gouvernement. "Ils ont dû longuement me convaincre mais à présent que je suis convaincu, je fais mon travail avec conviction", a-t-il dit. Et s'il n'en éprouve pas encore de réel plaisir, c'est le sentiment du devoir qui domine, le plaisir pouvant se manifester plus tard. Tout cela n'empêche qu'Yves Leterme a encore de l'avenir, dans la politique nationale et flamande "et il aura encore une longue carrière bien après que j'aurai moi-même quitté la politique", a-t-il affirmé.
Donner du temps à BHV
Sur le plan communautaire, Herman Van Rompuy a souligné que le vote de la motion en conflit d'intérêts par le parlement wallon permettait de donner du temps à une solution négociée pour BHV, comme il le souhaite lui-même. Il juge normal que le Comité de concertation décide vendredi de la création d'un groupe de travail chargé de plancher sur une solution. "Dans un conflit d'intérêts, il faut négocier afin de mettre fin au conflit. Il est donc normal que des discussions aient lieu à ce propos", a encore dit le premier ministre. (belga)


