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LiDé accepte une alliance mais à ses conditions

LiDé n'envisagera d'alliance avec un autre parti que sur la base des 10 priorités qu'il a rappelées samedi lors d'un congrès. L'idée d'une collaboration avec le Mouvement Réformateur est très régulièrement évoquée.

Le président de LiDé, Rudy Aernoudt, n'a toujours pas dissipé le flou. Selon lui, le MR, "c'est pas génial mais c'est le moins pire". Il a toutefois averti que dans "l'auberge du MR", il entendait "gérer la cuisine".

Fidélité
"Si LiDé fait une alliance avec le MR, c'est pour réaliser ses dix points. LiDé ne frappe pas à la porte, ne cherche pas de chambre dans l'auberge, mais en cas d'alliance, LiDé veut gérer la cuisine", a souligné M. Aernoudt devant une centaine de militants.

Ce qui importe, ce sont les idées de LiDé, a insisté M. Aernoudt: "ces idées, nous y resterons fidèles jusqu'au bout et personne ne nous achètera". LiDé avait invité les autres partis politiques à participer à son congrès, à l'exception du PS. Seul le CDF et le MR, en la personne du député Richard Miller, ont fait le déplacement.

MR-LiDé?
Les Réformateurs souscrivent aux dix priorités de LiDé même s'ils divergent sur certains des moyens avancés pour y arriver, notamment la limitation dans le temps des allocations de chômage, a expliqué le député. M. Miller n'a pas fait de commentaire sur des discussions en cours entre le MR et Rudy Aernoudt. Il laisse ce soin au président Didier Reynders.

"Sur les 10 axes principaux de LiDé, nous n'avons aucune difficulté. Ils sont dans le programme du MR depuis 20 ans. Qu'il y ait une culture du dialogue entre nous et que, sur la scène politique, apparaisse un courant avec des idées proches des nôtres, ça ne peut être qu'une bonne chose", a-t-il affirmé.

Wallonie
Lors de ce congrès, LiDé a présenté officiellement son programme pour les prochaines élections. La Wallonie était particulièrement à l'honneur. Les "libéraux démocrates" tirent dix constats: le clientélisme et la corruption rongent la Wallonie, la qualité de l'enseignement est médiocre, il y règne une culture du "non-travail" soutenue par un "assistanat institutionnalisé", la fonction publique est pléthorique, etc. Une cible est revenue régulièrement: le PS.

Parmi les propositions de LiDé figure la limitation à trois ans des allocations de chômage. A l'issue de ces 3 ans, le chômeur renoncerait aux allocations, les conserverait en contrepartie d'un travail d'intérêt public ou bénéficierait du revenu d'intégration.

Réformes
LiDé veut également dépolitiser l'administration, réduire le nombre de fonctionnaires en ne remplaçant qu'un départ sur trois et supprimer les administrations parallèles que sont les cabinets ministériels et les asbl parapolitiques. Sur le plan fiscal, il préconise l'élimination de la progressivité du taux d'imposition et l'instauration d'un taux fixe de 15% avec un plafond de 12.500 euros non taxés.

Au niveau institutionnel, LiDé se prononce pour une réforme de l'Etat. Il avance quelques pistes: création d'une circonscription fédérale, suppression de niveaux de pouvoir obsolètes comme les Communautés, les provinces, la Commission communautaire française (Cocof) et son pendant flamand.

A Bruxelles, "la question des frontières n'est pas à l'ordre du jour", estime le parti qui accepte la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde en contrepartie de la circonscription fédérale et le principe d'une Région bilingue, c'est-à-dire avec une population bilingue, un enseignement bilingue et des listes électorales bilingues. (belga)
07/02/09 15h46
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