Si l'avis exprimé par le président du MR Didier Reynders est celui de tous les partis francophones, le dialogue de Communauté à Communauté n'a plus de sens, a dit lundi en fin d'après-midi le ministre-président du gouvernement flamand Kris Peeters (CD&V). Il soumettra rapidement à l'ensemble de la délégation flamande au dialogue la question de savoir s'il y a lieu de tout arrêter.
Il réagissait ainsi aux déclarations du président du MR lundi midi. Celui-ci a notamment indiqué que pour son parti il n'est pas question pour lui d'échanger le respect des principes contre de l'argent faisant ainsi allusion à la nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie que l'autorité flamande refuse de nommer.
"Il n'y a pas de la part du MR d'engagement clair à conclure rapidement des accords partiels", a encore dit M. Peeters. "Si c'est la position de l'ensemble des partis francophones, le dialogue n'a plus de sens.
"J'ai toujours dit que le dialogue ne pouvait pas être un lieu où on ne faisait que parler. Pour le relancer, il avait été convenu que des accords partiels seraient rapidement conclus et qu'on ne parlerait pas de BHV ou des trois bourgmestres de la périphérie. J'avais reçu des assurances en ce sens", a encore dit M. Peeters. (belga)


