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"Si on veut un avenir pour ce pays, il faut retomber dans une autre logique"

Le vice-premier CD&V et ministre de la Fonction publique et des réformes institutionnelles Steven Vanackere invite son parti à ne pas se radicaliser en vue des élections de juin, mais d'assumer le chemin parcouru depuis deux ans, dans une interview parue dans Le Soir lundi.

Bruxellois parfait bilingue, Steven Vanackere n'exclut pas de troquer après juin ses habits fédéraux pour ceux de ministre bruxellois. "Mon envie, c'est de faire de la politique pour les Bruxellois", dit-il.

En ce qui concerne le dialogue institutionnel, le ministre des réformes institutionnelles insiste sur la nécessité d'associer les Régions et Communautés à la concertation. Il prône également des contacts institutionnels discrets, moins médiatiques.

Parlant du climat des négociations, il estime que "jamais une réforme institutionnelle ne s'est faite sans confiance. Or la dramatisation a été tellement loin qu'on réfléchissait moins au contenu qu'à l'image qu'on allait donner en disant oui", souligne le ministre. "Si on veut un avenir pour ce pays, il faut retomber dans une autre logique et s'écouter".

Steven Vanackere estime que ces deux années de négociations pour parvenir à une réforme de l'Etat n'ont pas été vaines. "On connaît peu de réforme de l'Etat faite en trois semaines (...). La Belgique est beaucoup plus prête aujourd'hui à assumer une réforme de l'Etat qu'il y a deux ans", estime-t-il.

"Ce que le CD&V défend est connu", explique le ministre. "Dans mon parti, je défends la thèse qu'il n'y a pas besoin de radicaliser. Mais le risque de radicalisation de l'électorat existe". (belga/cb)
09/03/09 07h14
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