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Les bourgmestres de la périphérie redemandent leur nomination sans délai

Marino Keulen n'en a pas fini avec les trois bourgmestres
Marino Keulen n'en a pas fini avec les trois bourgmestres
7S7 mise à jour   Les trois bourgmestres non nommés des communes à facilités de Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem enverront officiellement mercredi un nouvel acte de candidature à la nomination au ministre des Affaires intérieures flamandes, ont-ils fait savoir publiquement, mardi, depuis les locaux de la Chambre. Ils sont soutenus dans leur démarche par les formations démocratiques francophones.

Il s'agit du début du troisième tour de piste dans cette saga communautaire entamée au lendemain des élections communales d'octobre 2006.

850 jours d'attente
Le MR, la formation des trois bourgmestres, et le cdH avaient envoyé des représentants à la conférence de presse. Le PS et Ecolo ont fait excuser les leurs, respectivement MM. Moureaux et Doulkeridis, retenus ailleurs par des obligations professionnelles.

"Cela fait 850 jours que nous attendons notre nomination. C'est peu mais c'est aussi beaucoup car cela empêche le bon fonctionnement de nos communes", privées par effet de domino, d'un échevin, a affirmé d'emblée Damien Thiéry, bourgmestre non-nommé de Linkebeek.

Le nouvel acte des trois candidats maïeurs ne fera cette fois plus état de leurs arguments "connus", liés à la contestation des circulaires du gouvernement flamand qui imposent, selon eux illégalement, l'envoi de convocations électorales aux habitants, d'abord en néerlandais. Il mettra par contre en évidence que l'argumentaire invoqué par le ministre flamand des Affaires Intérieures Marino Keulen repose sur des considérations plus politiques que juridiques, car les conditions de recevabilité fixées dans le décret communal du 15 juillet 2005 sont rencontrées.

Avis du Conseil de l'Europe à l'appui
Les trois bourgmestres ont également précisé qu'ils insisteraient avant tout sur la recommandation du Congrès des pouvoirs locaux du Conseil de l'Europe formulée en décembre dernier et enjoignant le gouvernement flamand à les nommer sans délai, dans le respect de la Charte européenne de l'autonomie locale.

"Nous restons déterminés, ouverts au dialogue et modérés. Nous demandons simplement le respect de la démocratie", a commenté le bourgmestre de Linkebeek, Damien Thiéry, entouré de ses collègues Arnold d'Oreye de Lantremange (Crainhem) et François van Hoobrouck (Wezembeek-Oppem).

"Depuis 1964, les convocations électorales ont toujours été envoyées, dans nos communes, dans la langue de l'électeur. Il a fallu que la Flandre s'octroie un droit qu'elle n'a pas, en 1997, en adoptant une circulaire pour que le climat devienne pourri", a déploré François Van Hoobrouck.

Soutien des partis
Au nom du cdH, qui était également représenté par Clotilde Nyssens, députée fédérale et Céline Frémault, députée bruxelloise, le sénateur Francis Delpérée a qualifié la situation actuelle des bourgmestres non nommés d'"intolérable, et inconcevable sur le plan démocratique". Il a redit son attachement aux valeurs démocratiques qu'incarne le respect des urnes, du droit et des libertés.

Au nom du MR, Didier Reynders, accompagné de la présidente des libéraux bruxellois Françoise Bertieaux, et du secrétaire général du FDF, Eric Libert, a dit espérer une évolution dans l'attitude des autorités flamandes après les élections du 7 juin. "Cela devient intenable. La première force politique francophone a jusqu'ici pris les choses très calmement. J'ai la faiblesse de croire que si la principale force de Flandre était confrontée à une situation inverse, nous serions confrontés à des problèmes d'une toute autre dimension dans le pays", a-t-il commenté. (belga/acx)

31/03/09 14h24
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