Les Flamands très frileux sur les lois linguistiques

Un habitant néerlandophone sur trois des communes de la périphérie de Bruxelles se dit préoccupé par l'emploi d'autres langues que le néerlandais dans les lieux publics de sa commune, révèle une étude réalisée par la Vrije Universiteit Brussel (université libre flamande de Bruxelles).
 
Elle fait également apparaître que les habitants néerlandophones de ces communes sont nettement plus sensibles au respect de la législation linguistique que les habitants francophones ou bilingues. Ainsi, les néerlandophones les plus âgés disent par exemple s'attendre à ce que le néerlandais soit la langue véhiculaire dans les lieux publics.
 
Cependant, cela ne signifie pas que les néerlandophones agissent toujours selon ces principes: un sur trois admet passer à l'"autre langue" dans des situations concrètes. Mais 4 à 9 pour cent des personnes interrogées déclarent couper court à toute conversation et prendre congé de son interlocuteur dans une telle situation. Un Flamand sur deux s'insurge par ailleurs contre les publicités ne présentant pas de message en néerlandais.
 
Toujours selon l'université flamande, les francophones des communes périphériques accordent moins d'importance à la législation linguistique. Ils sont quasi unanimement partisans d'un enseignement bilingue et considèrent normal que les avis affichés dans les lieux publics le soient aussi. (belga/acx)
16/09/09 14h21
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