Yves Leterme s'est félicité de voir une "disponibilité de chacun à discuter d'un réaménagement des compétences, du financement et du fonctionnement des institutions".
"Du côté francophone on se montre ouvert à une discussion sur tous les thèmes importants", a déclaré Didier Reynders.
Yves Leterme, qui préside le groupe Octopus, a souligné vendredi après la rencontre avec les représentants des entités fédérées qu'il avait constaté une "disponibilité de chacun à discuter d'un réaménagement des compétences, du financement et du fonctionnement des institutions". Co-président du groupe, Didier Reynders a abondé dans le même sens.
Vendredi prochain
MM. Leterme et Reynders ont fait le point vendredi soir sur les entretiens qu'ils ont eu dans l'après-midi avec les représentants des gouvernements de la Communauté germanophone, puis du gouvernement wallon, ensuite du gouvernement de la Communauté française et enfin avec ceux du gouvernement de la Région de Bruxelles-capitale. Les représentants du gouvernement flamand seront reçus vendredi prochain, de 12 à 13 heures avant que l'Octopus rencontre des professeurs et des représentants de la Banque Nationale de Belgique.
"Evolution importante"
"Les quatre gouvernements que nous avons reçus, et je ne doute pas que ce sera la même chose pour le gouvernement flamand la semaine prochaine, ont montré une disponibilité à parler de chacun des thèmes importants: le réaménagement des compétences, le financement et le fonctionnement des institutions", a dit M. Leterme. Pour lui, il s'agit d'une évolution importante en tout cas dans le chef des Francophones. Didier Reynders a lui aussi souligné qu'il s'agissait d'une évolution importante. Tant pour la Région wallonne que pour la Communauté française, le point de vue qui a été présenté à l'Octopus est celui de la majorité PS/cdH, a-t-il souligné, ajoutant qu'on constatait en effet de la part de celle-ci une évolution.
"Dans le cadre belge"
Il a aussi mis en évidence le fait que la position présentée par les représentants de la Communauté germanophone était plus large puisqu'il s'agit d'une position élaborée au sein du parlement par l'ensemble des groupes qui y sont représentés. Yves Leterme a constaté un "changement de climat". "Du côté flamand, on dit clairement qu'on veut travailler dans le cadre belge à une réforme équilibrée. Du côté francophone on se montre ouvert à une discussion sur tous les thèmes importants", a-t-il dit. A propos de ceux qui affirment que la vraie négociation ne se déroule pas dans ce genre de rencontre, M. Leterme a insisté sur l'importance d'être respectueux des institutions. "Certes il y a le pays réel et le pays légal mais il est important d'entendre ce dernier", a-t-il noté.
Monologue
Il a ajouté que par ailleurs qu'il y avait de nombreux contacts "loin des caméras". "On travaille", a-t-il dit. Quant à la remarque du ministre-président wallon Rudy Demotte qui a qualifié l'entretien de monologue, Yves Leterme a souligné que si cela avait été le cas avec les représentants du gouvernement wallon, avec les représentants des autres entités fédérées, il y avait eu un vrai échange par questions/réponses.


