Etienne Schouppe.
Alors même que son partenaire de cartel, la N-VA, annonçait qu'il n'entrerait pas dans le gouvernement définitif et qu'il s'abstiendrait lors du vote de confiance, le CD&V a envoyé un communiqué dans lequel il défend l'accord institutionnel. "L'important c'est qu'après une longue période de refus il y a maintenant une perspective concrète pour obtenir plus de compétences pour les Communautés et les Régions et pour mener des politiques qui répondent mieux aux besoins des citoyens", dit le CD&V.
Le bureau du CD&V s'est penché lundi matin sur l'accord institutionnel intervenu dans la nuit de dimanche à lundi. Les réactions étaient majoritairement favorables et le président Etienne Schouppe a manifesté cette position dans un communiqué diffusé en fin d'après-midi quelques instants après que la N-VA avait annoncé qu'elle n'entrerait pas dans le gouvernement définitif et qu'elle s'abstiendrait lors du vote de confiance.
Cette réforme comporte deux volets qui vont nettement dans le sens de ce que nous demandons, dit le président Etienne Schouppe qui a lui-même participé à la négociation. L'accord prévoit un premier paquet de transferts et fixe les thèmes du deuxième paquet avec un calendrier précis, ajoute-t-il.
"Sous le prochain gouvernement, il faudra notamment arriver à un accord sur l'organisation du marché du travail, la politique de santé, la politique familiale, la fonction publique et la politique des poursuites dans les matières qui sont régionalisées. Le deuxième paquet devra être voté avant les vacances d'été. A l'occasion de la discussion sur le deuxième paquet il faudra aussi voir comment mieux responsabiliser les entités fédérées sur le plan financier et comment augmenter leur autonomie financière", dit encore le communiqué du CD&V.
Le parti dit aussi sa satisfaction devant le fait qu'il est enfin possible de se mettre d'accord sur le budget. "Sous la conduite d'Yves Leterme il sera ensuite aussi possible d'avancer dans la définition du programme socio-économique du gouvernement définitif", conclut le communiqué.
Le CD&V a ensuite été invité à réagir au refus de son partenaire d'entrer dans le gouvernement définitif et de s'abstenir lors du vote sur la confiance. La réaction de la N-VA ne semble pas émouvoir le CD&V. "La N-VA trouve que le contenu de l'accord n'est pas positif mais demande plus d'explications quant à sa concrétisation", a-t-on commenté lundi soir chez les démocrates-chrétiens où l'on précisait la volonté de maintenir le cartel avec les nationalistes.
"L'important est de voir dans les prochains mois comment nous compléterons le volet relatif à la réforme de l'Etat", ajoutait-on encore, précisant que "si on venait au bout du processus, la N-VA pourrait à nouveau évaluer la situation". (belga)


