Le torchon continue à brûler entre MR et CD&V

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Par: rédaction
2/03/08 - 15h26
"Si le groupe des cinq échoue, ce sera par la position prise par M. Reynders", a déclaré Etienne Schouppe, président du CD&V.

Le différend qui oppose le MR au CD&V quant à la représentation des différentes formations dans le gouvernement définitif a trouvé un prolongement dans les débats télévisés du week-end. "Si le groupe des cinq échoue, ce sera par la position prise par M. Reynders", a indiqué Etienne Schouppe, président du CD&V.

Sabine Laruelle (MR) a dénoncé sur RTL-TVI les "ukases" du ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) qui lie le soutien budgétaire du nord du pays à la garantie qu'il y ait une réforme de l'Etat substantielle. Elle a également répété que le MR attendait d'Yves Leterme qu'il clarifie les choses quant aux propositions institutionnelles et souligné que la composition du gouvernement définitif n'était pas encore connue, rendant impossible à ce stade la faculté de déterminer le poids de chaque formation au sein de l'exécutif. Sur la RTBF, la députée de Groen! Tinne Van der Straeten a jugé quasi-improbable la participation de son parti à un gouvernement qui aurait décidé d'une taxe visant Electrabel en échange d'un report de la fermeture des centrales nucléaires.

Le président du CD&V, Etienne Schouppe, a affirmé sur RTL-TVI qu'il rendra son homologue Didier Reynders (MR) responsable en cas d'échec du "groupe des cinq" en raison de ses déclarations selon lesquelles la prestation de serment d'Yves Leterme comme premier ministre n'était pas garantie et l'équilibre au sein du gouvernement pas défini tant que la situation au sein du cartel CD&V-N-VA ne serait pas clarifiée. "Si le groupe des cinq échoue, ce sera par la position prise par M. Reynders. Quatre partis sont prêts à respecter la parole donnée", a indiqué M. Schouppe. Le sénateur Hugo Vandenberghe (CD&V) a lui parlé d'acte "déloyal" de Didier Reynders.

Etienne Schouppe a admis par ailleurs que le refus de la N-VA de ne pas soutenir le gouvernement définitif n'était pas de nature à apaiser les esprits. "Ils ont tort", a indiqué M. Schouppe, regrettant une "décision prématurée" prise par la N-VA, "partant d'une connaissance incomplète" de ce qu'a balisé le comité des sages. "Les partis ont intérêt à réfléchir avant d'agir", a-t-il précisé.

Sur la VRT, le président du CD&V a indiqué que la sortie de Didier Reynders sur l'équilibre des forces politiques au sein du gouvernement aura peut-être le mérite d'encore faire changer d'avis la N-VA. Les débats ont également permis de revenir sur l'ampleur du premier paquet institutionnel tel qu'il a été ficelé. Le président du MR, Didier Reynders, et le président du FDF Olivier Maingain dans sa foulée l'ont jugé "anecdotique".

Philippe Moureaux (PS) a reproché à M. Maingain de vouloir, à l'instar de la N-VA, faire capoter les choses par de telles déclarations. M. Maingain "se nourrit des désaccords", a-t-il dit sur la RTBF. "Il y a toujours eu des fouteurs de merde, c'est normal dans la vie", a-t-il précisé.

Francis Delpérée (cdH) et Marcel Cheron (Ecolo) ont qualifié Olivier Maingain de "provocateur" sur la même chaîne. Le président du FDF a rétorqué que contrairement à d'autres formations, le MR n'avait jamais été opposé à la discussion. Le chef de groupe CD&V au Parlement flamand, Ludwig Caluwé, a indiqué qu'Olivier Maingain était sur la même longueur d'onde que la N-VA quant au premier paquet et a dès lors espéré que, comme les partis flamands, il ferait encore un important bout de chemin vers le deuxième paquet dans lequel M. Caluwé a répété souhaiter qu'y soient inscrits l'emploi, les soins de santé, la politique familiale et l'autonomie fiscale.

Une discussion s'en est suivie avec les représentants des partis francophones qui ont rappelé l'existence de garanties, dans le premier paquet, que l'on ne touchera pas à la solidarité interpersonnelle qui doit se comprendre comme la sécurité sociale.

Herman De Croo a lui jugé que le premier paquet était "consistant". Il a titillé les appendices Spirit et N-VA accrochés au sp.a et au CD&V. "Quand je vois les cartels, je n'ai qu'un verbe à la tête c'est 'écarteler'", a-t-il ironisé. Le sp.a, Spirit, Ecolo et Groen! , ainsi que la LDD, dont des représentants étaient invités sur les différents plateaux de télé dimanche, se sont demandés si l'opposition la plus franche n'était pas au sein du gouvernement. (belga)

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