Après les tensions de mardi, les libéraux pensent que la déclaration gouvernementale doit se limiter à déterminer quelques grandes priorités.
Pour le président du CD&V, Etienne Schouppe, il n'est pas indispensable de se mettre d'accord sur tous les points et virgules mais il faut malgré tout des accords clairs.
"J'ai parfois l'impression que le parti le plus à gauche parmi ceux qui négocient le prochain gouvernement est le cdH", a déclaré le président de l'Open Vld, Bart Somers.
L'Open Vld et le MR sont d'avis que la déclaration gouvernementale doit se limiter à déterminer quelques grandes priorités. Après les tensions qui sont apparues mardi entre les libéraux et le PS, et surtout le cdH, sur la nouvelle réforme fiscale, les libéraux ont abandonné l'idée d'un texte détaillé, ont-ils déclaré ce mercredi en arrivant au cabinet d'Yves Leterme pour la poursuite des négociations. Le CD&V et le PS plaident toujours pour qu'on aboutisse à un texte précis.
La réunion mardi entre le futur probable premier ministre Yves Leterme et les présidents des cinq partis de l'actuelle coalition, appelés aussi à former le prochain gouvernement, s'est déroulée sous haute tension. Le volet concernant le pouvoir d'achat de la note de base a rapidement opposé les libéraux au PS, et surtout au cdH. La discussion portait surtout sur la nouvelle réforme fiscale proposée par les libéraux mais qui ne serait pas suffisamment ciblée sur les petits et moyens revenus.
Si le relèvement progressif du minimum exonéré d'impôt à 8.400 euros ne poserait pas de grand problème, il n'en va pas de même pour la volonté des libéraux de ramener de 5 à 3 le nombre de barèmes fiscaux.
En arrivant mercredi rue Royale, les libéraux ont surtout montré du doigt la présidente du cdH, Joëlle Milquet. "J'ai parfois l'impression que le parti le plus à gauche parmi ceux qui négocient le prochain gouvernement est le cdH", a dit le président de l'Open Vld, Bart Somers.
Les libéraux ne voient dès lors plus comment négocier un accord détaillé. Ils se disent maintenant favorables à l'élaboration d'une déclaration qui ne reprendrait plus que les grands enjeux de société. Pour le président du CD&V, Etienne Schouppe, il n'est certes pas indispensable de se mettre d'accord sur tous les points et virgules mais il faut malgré tout des accords clairs. Le président du PS, Elio Di Rupo, est quant à lui d'avis qu'un accord détaillé est toujours possible. (belga)
- Les négociations se soldent sur un blocage


