Le vice-président du conseil d'administration sortant de Fortis SA/NV, Jan-Michiel Hessels, a reconnu mardi devant les actionnaires réunis en assemblée générale à Bruxelles, que certaines fautes avaient été commises par Fortis au cours des derniers mois.
Aveu réclamé
En réponse à un petit actionnaire qui demandait "un aveu des erreurs commises" de la part des dirigeants de Fortis, M. Hessels a réitéré les regrets du management de Fortis pour les actionnaires qui ont vu leurs titres perdre la plus grande partie de leur valeur.
"Mon psy m'a conseillé de venir"
"Cela nous attriste très fort", a-t-il déclaré, répondant à un autre petit actionnaire à la retraite qui a déploré la perte de son patrimoine. "Mon psychologue m'a conseillé de venir aujourd'hui et de prendre la parole", avait peu avant affirmé l'actionnaire, les larmes aux yeux.
Rachat coûteux d'ABN Amro
Concernant des fautes éventuellement commises par les dirigeants de Fortis, M. Hessels a déclaré que la rachat d'ABN Amro était à l'origine de la chaîne d'événements qui a conduit, in fine, au démantèlement du bancassureur. Il a reconnu que le timing de l'acquisition d'ABN Amro n'était pas le bon et que le prix payé pour la banque néerlandaise était, avec le recul, sans doute trop élevé.
Communication négligée
Le vice-président du conseil d'administration sortant de Fortis SA/NV a encore reconnu que Fortis n'avait pas correctement communiqué, durant le mois de juin 2008, lors de l'annonce de mesures destinées à l'époque à renforcer le capital du bancassureur, sous-estimant notamment l'impact de cette communication et la rupture de confiance avec les actionnaires qui en a résulté.
Pas d'autre choix
Selon M. Hessels, le management de Fortis n'a pas eu d'autre choix que de vendre les activités néerlandaises à l'Etat néerlandais ainsi que les activités belges, assurances comprises, à BNP Paribas. Le vice-président du conseil d'administration sortant a enfin regretté que Fortis n'ait pas pu bénéficier, lors du week-end critique des 4 et 5 octobre, de la garantie de l'Etat sur les prêts interbancaires. (belga)


