Le sauvetage des banques devrait coûter, en intérêt et manque à gagner pour le fisc, plus d'un milliard d'euros à l'Etat, indique vendredi Le Soir.
La crise financière a en effet non seulement éradiqué les dividendes, sur lesquels les actionnaires particuliers versent un précompte de 15 à 25%, mais elle a également réduit à néant les bénéfices des banques, et donc l'impôt sur ceux-ci.
Recettes fiscales en baisse
En 2007, ING avait ainsi versé, sur son bénéfice, 85,3 millions d'euros d'impôts, KBC Banque SA 199 millions d'euros, Fortis Banque 69,7 millions et Dexia Banque 57,3 millions, soit plus de 400 millions d'euros de recettes fiscales qui risquent désormais de disparaître.
Il ne s'agit pas de l'impôt payé par le groupe mais uniquement de celui payé en Belgique par la société belge chapeautant l'activité bancaire. Quant aux dividendes, qui ne seront pas payés par les banques au moins en 2009, les particuliers belges détenaient avant la crise 14% du capital de KBC, 15% de Fortis et 6% de Dexia.
Moins de dividendes
L'absence de versement de dividendes signifie 136,4 millions d'euros de recettes en moins pour l'Etat. Par ailleurs, les injections consenties par le gouvernement (9,7 milliards dans Fortis Banque, 3,5 milliards dans KBC, 3 milliards dans Fortis Holding, 1 milliard dans Dexia) vont faire passer l'endettement de la Belgique de 83,9% du PIB fin 2007 à 87,8% fin de cette année, ce qui se traduira par des charges d'intérêt supplémentaire d'un demi-milliard d'euros. (belga/mb)


