Le pétrole passe sous les 50 dollars le baril à New York
Le pétrole a perdu 7,6% de sa valeur lundi à New York, affaibli par le raffermissement de la monnaie américaine et la chute des marchés boursiers.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en mai a fini à 48,41 dollars, en chute de 3,97 dollars par rapport à son cours de clôture de vendredi. Il est tombé en séance jusqu'à 48,11 dollars. Il n'était plus repassé sous les 50 dollars depuis le 18 mars. "Quand le dollar est en hausse et que l'incertitude augmente sur les marchés boursiers, cela pèse sur le prix des matières premières", a expliqué Phil Flynn, d'Alaron Trading.
La monnaie américaine a poursuivi lundi son raffermissement entamé en fin de semaine dernière, l'euro s'échangeant 1,31 dollar, ce qui renchérissait le coût de l'or noir pour les investisseurs munis d'autres devises. La Bourse de New York, baromètre de l'opinion des investisseurs quant aux perspectives économiques et donc des espoirs de reprise de la demande de pétrole, chutait quant à elle lourdement en fin de séance.
Le marché s'inquiétait pour l'avenir des constructeurs automobiles américains après que les pouvoirs publics eurent exigé le départ du patron de General Motors et évoqué la possibilité d'un dépôt de bilan de GM. Après être remontés jeudi à près de 55 dollars, au plus haut depuis quatre mois, les cours du baril de brut texan, référence du marché new-yorkais, avaient déjà perdu 1,96 dollar vendredi.
"Les espoirs de reprise ont été surévalués", a jugé Antoine Halff, de Newedge Group. "Je pense qu'on est à l'orée d'un renouveau des pressions baissières, conformes aux réalités du marché", a-t-il ajouté. e nombreux analystes soulignent que le 2e trimestre avec l'arrivée du printemps est traditionnellement une période de faible demande de produits pétroliers et donc de hausse des stocks. (belga)