Marie, qui a fait face à Michel Fourniret lundi devant la cour d'assises des Ardennes, voulait être face à lui. Elle n'a pas voulu le huis clos pour ne pas donner l'impression de céder à son chantage, ont expliqué lundi soir ses deux avocats, à l'issue de l'audience.
"Cela a été une journée très éprouvante pour elle, une journée qu'elle attendait et qu'elle redoutait", a dit Me Isabelle de Moffarts, indiquant que "Marie n'a pas encore réalisé que c'est la fin. Elle ne pourra le dire que dans les prochains jours, dans les prochains mois".
"Elle était déterminée à croiser son regard, à le défier. Elle était prête", a poursuivi l'avocate, précisant que "hier, elle nous a dit qu'elle avait hâte de parler". "Elle n'attendait aucune réponse de Michel Fourniret", a dit Me Réginald de Béco. "Elle ne se faisait aucune illusion sur Michel Fourniret dont le silence l'exaspère", a renchéri Me De Moffarts.
Marie n'a finalement pas voulu témoigner à huis clos. "Le but était de préserver son avenir et de respecter son anonymat", a souligné Me Réginald de Béco. "Vu le chantage de Michel Fourniret, elle ne voulait pas donner l'impression de céder à ce chantage", a renchéri Me De Moffarts.
Elle a témoigné aussi pour les autres victimes. "Elle a une relation excellente avec les autres victimes. Nous sommes éblouis", a dit Me de Béco. Les deux avocats ont confié qu'ils n'ont reçu aucun document de Michel Fourniret, bien que ce dernier ait promis lundi matin qu'il leur remettrait un texte.


