Céline Saison, une lycéenne de 18 ans, enlevée en 2000 et que Fourniret a avoué avoir tuée.
Jean-Pierre Saison, le père de Céline Saison.
Michel Fourniret est revenu jeudi sur ses déclarations de la veille en reconnaissant devant la cour d'assises des Ardennes, qui le juge pour sept meurtres aggravés, le viol de Céline Saison, une lycéenne de 18 ans, enlevée en 2000 et qu'il a avoué avoir tuée.
"Si je considère la question sous l'angle juridique, à ce moment-là je m'interdis toute nuance, et je dis oui, je reconnais cette inculpation" pour viol, a finalement déclaré l'accusé au président de la cour Gilles Latapie, qui s'était employé pendant plus de trente minutes à essayer de le faire parler.
Mercredi, au début de l'examen du dossier, le tueur en série présumé, 66 ans, avait reconnu l'enlèvement et l'assassinat de la lycéenne disparue le 16 mai 2000 à Charleville-Mézières, mais il avait contesté l'avoir violée.
Lors de ses aveux en 2004 en Belgique, rapporté mercredi à la barre par un enquêteur de la police judiciaire de Reims, Michel Fourniret avait admis avoir "pénétré" sa victime, mais ne pas l'avoir "déflorée". Avant cette déclaration jeudi de l'accusé, la cour a visionné un nouvel extrait des aveux filmés de Michel Fourniret devant les enquêteurs belges.
Dans cet extrait d'une dizaine de minutes concernant le viol et le meurtre d'Elisabeth Brichet, une adolescente belge de 12 ans, et dans lequel il évoque également le viol de Céline Saison, l'accusé a expliqué la façon dont il arrivait à obtenir le "consentement" de ses victimes. "Par mes paroles, par la fermeté, j'entends obtenir l'acceptation de la personne. Si elle réagit en se débattant, le processus se trouve enrayé.
L'opposition se transforme en combat, et ce combat est hors du schéma initial", explique-t-il. "Je ne pourrais pas prendre quelqu'un de force, sans son assentiment, je ne le pourrais pas", ajoute-t-il. Il explique alors comment il avait exigé de Céline Saison qu'elle lui demande poliment de lui faire l'amour, avant de la menacer de la rendre aveugle avec de l'acide si elle refusait. "Il s'agit d'une contrainte plus efficace et plus efficiente que n'importe qu'elle action brutale. Il y a consentement de cette façon-là, sans recourir à des coups", conclut Fourniret. (belga)


