L'angoisse des familles évoquée au procès Fourniret
Marie-Joseph Sculo, Christophe Grelier, Davina Grelier et Christine Grelier sont des membres de la famille de Natacha Danais, enlevée et tuée le 21 novembre 1990 près de Nantes.
Henri Desramault, le père de Jeanne-Marie Desramault, enlevée et tuée en 1989 à l'âge de 21 ans. Son corps avait été découvert en 2004 après les aveux des accusés.
Des avocats de parties civiles ont mis le doigt mercredi sur l'angoisse vécues par les familles de victimes qui n'ont appris que des années plus tard qui avait enlevé, violé et tué leurs filles, voire si elles étaient toujours en vie.
Les sept meurtres, commis entre 1987 et 2001, qui valent à Michel Fourniret et Monique Olivier d'être jugés devant les assises des Ardennes, n'ont été élucidés qu'en 2004. Le corps de Jeanne-Marie Desramault, enlevée et tuée en 1989 à l'âge de 21 ans, a été découvert en 2004 après les aveux des accusés. "Le 18 mars 1989, elle n'est pas rentrée et la vie (de ses parents) s'est arrêtée", a dit Me Didier Seban, avocat du père de la victime.
"Et puis un jour, on vient vous voir, vous dire qu'on a retrouvé son corps martyrisé", a-t-il poursuivi. Le corps de Natacha Danais, enlevée et tuée le 21 novembre 1990 près de Nantes, sera découvert trois jours plus tard. Les auteurs n'ont été démasqués qu'en 2004. "Imaginez ce qu'a dû endurer la maman de Natacha et toutes sa famille", a dit son avocate, Me Sabine Barz. Elle a cité l'incertitude de 14 ans et les suspicions de la famille qui se demande si l'auteur est "quelqu'un que l'on connaît ou un proche". (belga/7sur7)