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Le taux de concentration d'ozone le plus élevé en Belgique depuis 2005 a été enregistré mercredi à Walshoutem, dans le Brabant flamand, en zone rurale. "Malgré ce que l'on pourrait croire, la concentration en ozone est toujours plus élevée en campagne qu'en ville", a expliqué Frans Fierens, porte-parole de la Cellule Interrégionale de l'Environnement (CELINE) à l'agence Belga jeudi.
Il faut tout d'abord opérer la distinction entre l'ozone stratosphérique, qui est un constituant naturel de la haute atmosphère, et l'ozone troposphérique, qui est un polluant secondaire dans la basse atmosphère. Les pics d'ozone troposphérique surviennent généralement lorsque le vent est faible et que la durée d'ensoleillement est très importante.
De telles conditions étaient réunies mercredi dans le Brabant flamand, ce qui explique le pic d'ozone mesuré à Walshoutem, en zone rurale. "C'est le résultat d'une compétition entre le dioxyde d'azote (NO2), qui produit l'ozone, et le monoxyde d'ozone (NO), qui le consomme", explique Philippe Maetz, collaborateur à la CELINE.
Le dioxyde d'azote est essentiellement produit par les activités humaines dans les agglomérations, mais ce gaz peut se déplacer vers les zones rurales où il entre en contact avec des composés organiques volatiles, qui peuvent aussi être émis par la végétation, ce qui, sous l'effet du soleil, produit de l'ozone.
"Le dioxyde d'azote a une durée de vie plus importante que celle du monoxyde, il est aussi plus mobile", ajoute Philippe Maetz.
L'ozone est un composant oxydant affectant les voies respiratoires.



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