Le secrétaire d'Etat à la fiscalité environnementale Bernard Clerfayt s'est montré jeudi favorable à l'idée d'instaurer une "taxe carbone" en Belgique, dans le cadre d'un glissement - neutre budgétairement - de la fiscalité du travail vers l'énergie.
Â
La taxe carbone, qui existe déjà en Suède et sera instaurée en France en 2010, vise à inciter entreprises et ménages à consommer des énergies moins polluantes.
Â
Le Conseil supérieur des Finances recommande de réduire voire supprimer, à long terme, les accises sur les carburants et d'insister plutôt sur les taxes régionales sur l'usage de la route, a relevé Bernard Clerfayt. Cela nécessiterait notamment un long travail de concertation.
Réductions des émissions
"En attendant, il n'est pas idiot d'envisager une taxe carbone", a observé le secrétaire d'Etat, qui en a parlé récemment avec son homologue suédois. Dans ce pays, relève-t-il, la taxe carbone instaurée dans les années '90 a permis de réduire de 13% les émissions de CO2 sur le chauffage, sans atteindre le pouvoir d'achat ou la compétitivité.
Â
Un des soucis concerne l'iniquité sociale d'une telle mesure: des études montrent que la fiscalité n'est pas socialement régressive si elle porte sur les carburants, au contraire d'une fiscalité sur le chauffage, reconnaît Bernard Clerfayt.
Â
Des compensations, sous forme de chèque ou autres, sont envisageables et leur impact (60 à 100 euros par an par ménage) représente un montant tout à fait compensable, estime-t-il. Le sujet sera évoqué vendredi au cours du symposium "Ecofisc" à Bruxelles. (belga/ca)



TESTEZ VOTRE EMPREINTE ÉCOLOGIQUE