L'insécurité alimentaire sévère a triplé en un an au Niger où la faim pourrait frapper plus de 7,5 millions de personnes en 2010 (58,2 % de la population), a souligné jeudi Action contre la faim (ACF), demandant le déblocage de "fonds d'urgence".
"Dans les circonstances actuelles, une mise à disposition rapide de fonds d'urgence au Niger est essentielle", estime l'ONG. "Action contre la Faim a lancé un appel aux autorités et aux donateurs internationaux", a expliqué Lauren Taylor, une responsable de l'ONG, selon lequel il est "encore temps d'agir pour réduire l'impact de la crise qui frappe près de huit millions de personnes, dont presque un million d'enfants modérément malnutris et 200.000 sévèrement malnutris".
20% de la population est dans une situation alimentaire grave, et 38,2% dans une insécurité alimentaire modérée, avec un risque de vulnérabilité extrême en raison du faible niveau de vie, assure l'ONG sur la base d'enquêtes de terrain recoupant les estimations gouvernementales.
Le Niger a accusé un important déficit vivrier à l'issue de la campagne agricole 2009, dû essentiellement à l'insuffisance des pluies, mais aussi à l'augmentation du prix des denrées alimentaires, rappelle ACF, qui a entamé une opération d'urgence dans ce pays pauvre du Sahel.
La junte au pouvoir au Niger depuis le renversement en février du président Mamadou Tandja a lancé le 10 mars "un appel pressant" en vue d'un "soutien massif" de la communauté internationale face à la crise alimentaire. (afp)



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