La pollution à l'intérieur des habitations est souvent plus élevée

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Par: rédaction
25/11/08 - 19h11

La pollution intérieure des habitations est souvent plus élevée que la pollution extérieure, faute d'une aération minimale de deux fois 15 minutes par jour. Elle combine à la fois une contamination chimique et une contamination microbiologique, ressort-il de données fournies par l'"ambulance verte" de la Région bruxelloise, une cellule chargée d'effectuer des analyses dans les logements de la capitale lorsque le médecin d'un patient attribue son trouble de santé à un problème de pollution intérieure.

Ces données seront au centre d'un colloque organisé le 28 novembre prochain avec le soutien de la ministre bruxelloise de l'Environnement Evelyne Huytebroeck, par Bruxelles-Environnement, au Halles des Tanneurs (60, rue des Tanneurs) pour sensibiliser l'opinion publique à la problématique de la pollution de l'environnement intérieur.

Dans la capitale, la Cellule Régionale d'Intervention en Pollution Intérieure (CRIPI), surnommée l"ambulance verte" visite entre 150 et 200 logements par an, à la demande de médecins. Le bilan de santé effectué 18 mois après la première visite présente une amélioration de 70 pc des patients visés.

Les demandes concernent la plupart du temps, la tranche d'âge des 18 à 65 ans. 30 pc des visites sont effectuées pour des enfants âgés de 0 à 6 ans dont la moitié ont moins de deux ans.

Les interventions concernent essentiellement des patients souffrant de problèmes respiratoires (rhinites, sinusites, asthme, bronchite, etc.) mais les signaux cliniques se traduisent également souvent par des réactions cutanées ou plus générales (migraines, fatigue chronique, etc.).

Selon l'équipe de la CRIPI, les problèmes les plus fréquents sont liés au cumul des émissions des nombreux produits utilisés pour l'entretien, pour le bricolage et les autres activités à domicile mais aussi à un manque d'aération de l'habitation, et enfin à un défaut de conception du bâtiment.

Les polluants chimiques les plus fréquemment rencontrés sont le benzène souvent lié au tabagisme, les composés émis par les solvants (peintures, colles, produits d'entretien...), les terpènes émis par les désodorisants pour l'air, ainsi que le formaldéhyde provenant de bois agglomérés et de matériaux de construction. La CRIPI pointe aussi du doigt pour les bâtiments les plus anciens, les peintures au plomb.

Enfin, il ressort des analyses biologiques effectuées dans les logements visités que 40 pc de ceux-ci présentaient des contaminations fongiques (champignons) visibles. (belga)

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