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La reconstruction à long terme a à peine commencé en Haïti, pays dévasté par un tremblement de terre le 12 janvier 2010, a annoncé jeudi Oxfam à l'occasion de la sortie de son rapport "De l'urgence au relèvement", un an après la catastrophe. Près d'un million de personnes vivent toujours dans des tentes ou sous des bâches.
Dans son rapport, Oxfam impute notamment le manque de progrès en matière de reconstruction aux indécisions du gouvernement haïtien.
De même, si Oxfam estime que les opérations d'aide d'urgence après le séisme ont été un succès, l'organisation regrette cependant que les pays donateurs aient souvent suivi leurs propres priorités d'aide.
Ils "ne se sont pas coordonnés efficacement entre eux ou avec le gouvernement haïtien. Ce qui a eu pour effet de sérieusement affaiblir la capacité du gouvernement à planifier et à tenir ses engagements en vue de la reconstruction", explique le directeur d'Oxfam en Haïti, Roland Van Hauwermeiren.
Ainsi, de nombreux donateurs ont préféré financer des logements de transition plutôt que de consacrer de l'argent pour déblayer les décombres ou encore réparer les maisons. Par conséquent, seuls 5% des décombres ont été dégagés. Cette étape est pourtant nécessaire avant de débuter la reconstruction.
Oxfam considère, par ailleurs, que la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti, mise en place en avril 2010, n'a pas été à la hauteur de son mandat, allant jusqu'à pointer son manque d'énergie.
Pour ces raisons, Oxfam fait appel au gouvernement haïtien et aux donateurs afin de sortir de l'impasse et de débuter la reconstruction. (belga/chds)
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