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Les secours suisses ont renoncé dimanche après-midi à reprendre les recherches pour tenter de retrouver une randonneuse française disparue samedi dans une avalanche qui a fait 4 morts et 5 blessés, près de Bourg-St-Pierre, dans le Valais, selon la police.
Patrick Torrent, responsable des services de secours Air Glaciers, avait prévenu dans la matinée qu'il n'était pas sûr de pouvoir reprendre les opérations, très dépendantes de la météo, étant donnés les dangers encourus par les équipes. Or, de nouvelles avalanches sont venus épaissir le manteau neigeux, totalisant par endroit 20 mètres d'épaisseur, ce qui rend les efforts des secours encore plus risqués, a indiqué l'agence suisse ATS, citant la police. La disparue appartenait à un groupe de onze randonneurs à ski et raquettes originaire de Cluses, dans le département français de Haute-Savoie.
Le groupe était équipé de balises permettant de les retrouver en cas d'avalanche mais les sauveteurs n'étant pas parvenus à localiser la personne toujours portée disparue, les chances de la retrouver vivante s'amenuisaient. L'alerte avait été donnée samedi à la mi-journée par l'un des membres du groupe sorti indemne de cette avalanche, la plus meurtrière de la saison, selon ATS. D'importants moyens avaient été déployés près du lieu de l'accident, proche de la frontière italienne, mais les sauveteurs avaient suspendu leurs recherches samedi soir par mesure de sécurité en raison de fortes neiges et des risques de provoquer une autre avalanche.
Les membres du groupe étaient tous "très expérimentés", membres du club alpin de Cluses et composé de gens qui "connaissaient parfaitement la montagne, pas du tout des débutants", a précisé à l'AFP Georges Elzière, le président de la Fédération française des clubs alpins. Une dizaine d'hélicoptères et plus de vingt sauveteurs avec des chiens avaient été mobilisés samedi. Mais, selon M. Torrent, le dégagement des personnes, même une fois localisées, s'était révélé "difficile" car "la neige était lourde". "Même avec uniquement une jambe ou deux jambes prises, une personne seule sans une pelle n'arrivait pas a s'extraire de ce type de neige", a-t-il dit.
Cinq personnes étaient toujours hospitalisées dimanche à Martigny et Sion, selon la police, dont l'une dans une unité de soins intensifs. Le groupe évoluait à proximité de la célèbre route Chamonix-Zermatt, itinéraire de haute montagne reliant les deux stations française et suisse. (afp)


