Un séisme de magnitude 5,8 a secoué mardi matin la région de Los Angeles, a rapporté l'institut de géophysique américain (USGS), mais les autorités n'ont pas fait état de victimes ou de dégâts dans l'immédiat. Ce séisme s'est produit à 11H42 locales (20h42 HB), selon l'USGS.
Son épicentre était situé à 3 km au sud-ouest de Chino Hills, à 50 km à l'est du centre-ville de la mégalopole californienne, et à 12,3 km de
profondeur, selon un rapport préliminaire de l'institut.
Le tremblement de terre, qui a duré une vingtaine de secondes, a
conduit des dizaines de personnes à quitter des immeubles et à se masser sur des trottoirs, ont constaté des journalistes de l'AFP à Hollywood (nord-ouest de l'agglomération).
Vingt minutes après la secousse, la télévision locale ABC7 a montré
des images d'étudiants ayant quitté des bâtiments scolaires pour se
rassembler dans des cours et des terrains de sport.
Ni les pompiers de Los Angeles, ni la police de Chino Hills n'ont fait
état de victimes ou de dégâts dans l'immédiat.
Pour mesurer la puissance d'un séisme, l'Institut de géophysique
américain (USGS) utilise la "magnitude de moment" (Mw), qui est
directement reliée aux paramètres du séisme (surface et quantité de
glissement sur la faille). Sur cette échelle ouverte, un séisme atteignant une magnitude d'au moins 6 est considéré comme fort.
La Californie, striée de failles parmi les plus actives au monde, vit
dans la hantise du "Big One", un séisme dévastateur sur la faille de San Andreas dont les scientifiques estiment qu'il a 70% de risques de se produire dans les 30 prochaines années.
Les experts affirment que la ligne de faille provoque un tremblement
de terre de ce type une fois tous les 150 ans. La dernière grande
catastrophe est intervenue en 1857.
En janvier 1994, un tremblement de terre d'une magnitude de 6,7 à
Northridge (40 km au nord-ouest de Los Angeles), avait provoqué la mort de 60 personnes. (afp)


