Suspension d'un cadre de la Légion

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Par: rédaction
23/07/09 - 11h28

Un vaste incendie arrivé dans la nuit jusqu'aux portes de Marseille ne progressait plus jeudi matin, les pompiers restant en alerte tandis qu'un cadre de la Légion responsable des tirs à l'origine des flammes a été suspendu de ses fonctions.

"La situation est bien plus calme et apaisée depuis 06h00. Vers 07h00, il y avait encore quelques foyers mais le feu est circonscrit et sous contrôle", a assuré le contre-amiral Philippe Pancrazi, commandant des marins-pompiers de Marseille, sur la radio France Bleu Provence. Il a revu légèrement à la baisse la superficie ravagée, à 1.100 hectares contre 1.200 évoqués jusqu'alors. La surface du sinistre s'était stabilisée depuis le milieu de la nuit.

Tirs de balles traçantes

Cette accalmie n'apaisait pas la polémique sur l'origine de l'incendie, alors que plusieurs élus des Bouches-du-Rhône et le préfet de région Michel Sappin ont vivement dénoncé les tirs de balles traçantes effectués dans le camp de Carpiagne entre Marseille et Cassis, à l'origine des flammes.

Le responsable de ces tirs, un chef de section du premier régiment étranger de la Légion à Aubagne dont le nom n'a pas été dévoilé, a été suspendu de ses fonctions, a annoncé à l'AFP le colonel Benoît Royal, Benoît Royal, chef du Service d'information et de relations publiques de l'armée de terre (Sirpa Terre).

Un chef de section suspendu de ses fonctions

"Il est avéré que l'emploi de munitions traçantes a été utilisé en infraction formelle aux consignes qui ont été données. En conséquence, le chef d'état-major de l'armée de terre a d'ores et déjà pris une décision conservatoire de suspension de ses fonctions du cadre responsable", a-t-il dit. Une enquête de commandement a été ouverte, en plus d'une enquête de gendarmerie à Aubagne.

Dès mercredi, le préfet de région Michel Sappin, "excédé", avait dénoncé "l'imbécilité du geste" des militaires à Carpiagne. "L'an dernier, c'était la même chose près du camp de Canjuers (Var, ndlr), ça avait été le plus grand feu de l'été". Le député UMP des quartiers sud de Marseille Guy Teissier, président de la commission de la défense à l'Assemblée nationale et promoteur du futur parc national des Calanques, avait lui évoqué une "catastrophe humaine et écologique". (belga/th)

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