Le ministre belge du Climat et de l'Energie, Paul Magnette, a souligné lundi après-midi à New York l'importance du sommet sur le changement climatique qui se tiendra mardi à l'invitation du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
"C'est important parce que c'est le dernier grand baroud avant Copenhague", le sommet qui devrait, en décembre, permettre de jeter les bases de l'après protocole de Kyoto, a-t-il déclaré à quelques journalistes belges.
M. Magnette doit assister à ce sommet en compagnie du chef de la diplomatie belge, Yves Leterme, lui aussi présent à New York pour la semaine ministérielle de la 64ème Assemblée générale des Nations Unies.
Il a rappelé que l'Union européenne abordait cette dernière ligne droite avant Copenhague, avec une position "claire et forte" et le poids de son demi-milliard d'habitants.
"Notre objectif (aux 27), c'est une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 et de 30% si les autres nous suivent", a résumé le ministre. "Les Européens ont pris des engagements forts et tentent de convaincre les autres pays industrialisés", a-t-il ajouté.
M. Magnette a admis que la position du président américain Barack Obama - nettement plus enclin que son précédesseur George W. Bush à admettre la réalité du réchauffement climatique - n'était "pas facile", car il doit lui aussi convaincre des secteurs industriels, comme la sidérurgie de faire de réels efforts de réduction des émissions.
Le ministre a aussi insisté sur la nécessité d'"une sorte de plan Marshall" pour les pays en voie de développement, "qui ne sont pas responsables" du réchauffement climatique. Il a plaidé pour une aide à la fois financière et technologique en faveur des pays pauvres, afin de leur permettre de s'inscrire dans le mouvement amorcé par les Européens. (belga)


