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Les pays les moins avancés (PMA) pourront encore compter sur le soutien de la Belgique, a annoncé jeudi le ministre de la Coopération au développement, Paul Magnette (PS), en marge du sommet de Rio+20. Les 48 pays concernés, qui comptent ensemble environ un milliard d'habitants, doivent prendre leur place dans un contexte économique mondial, a dit M. Magnette.
En marge du sommet sur le développement durable, la Belgique a co-organisé jeudi un événement parallèle sur les PMA. La Belgique connaît une longue tradition de coopération avec les pays moins avancés. Dix des dix-huit pays partenaires de la coopération belge au développement tombent dans cette catégorie, comme la République démocratique du Congo (RDC), le Burundi, le Mali, le Bénin et l'Ouganda.
Selon M. Magnette, il est important que les PMA prennent eux-mêmes en main leur développement. L'appropriation par les pays concernés occupe une place centrale dans ce processus, car c'est la meilleure garantie que des efforts seront consentis et que des priorités seront définies pour correspondre avec les réalités nationales, estime-t-il.
"Le développement n'est pas en premier lieu une question d'aide", selon le ministre. "La Belgique est convaincue que la relation entre les pays développés et moins développés doit dépasser l'assistance et la solidarité et qu'elle doit évoluer vers des partenariats forts. Quarante-huit PMA doivent prendre leur place dans un contexte économique global."
La lutte contre la pauvreté doit, d'après M. Magnette, rester la base de toute approche de développement, et en particulier dans les PMA. L'éradication de la pauvreté n'a de sens que si elle est durable. C'est pourquoi M. Magnette a souligné l'importance de rehausser la capacité de production des PMA. Le secteur privé doit aussi jouer un rôle dans cette problématique, estime le ministre, tout comme l'accès à l'énergie et à l'eau dans les pays concernés.


