© ap.
Le niveau de la mer sur une bande côtière de la façade atlantique des Etats-Unis incluant des villes comme New York et Boston, augmente jusqu'à quatre fois plus rapidement que la moyenne mondiale, selon une étude publiée dimanche dans la revue Nature Climate Change.
Ce phénomène, lié au changement climatique, augmente le risque d'inondation de l'une des zones côtières les plus densément peuplées et menace la biodiversité des zones humides, selon cette étude du centre américain de surveillance géologique USGS.
Depuis 1990, le long de la bande de mille kilomètres de long de la façade atlantique des Etats-Unis examinée dans Nature Climate Change, le niveau de la mer a augmenté de 2 à 3,7 millimètres par an. Au niveau mondial, la hausse se situe entre 0,6 et 1 mm, précise l'étude basée sur des relevés de marées.
Si le réchauffement se poursuit, le niveau de la mer sur cette partie de la côte atlantique pourrait augmenter d'ici 2100 de 30 cm de plus que la hausse de 1 m en moyenne au niveau mondial avancée par les projections des scientifiques.
En 2007, le groupe des experts de l'Onu sur le climat (Giec) avait tablé sur une hausse jusqu'à 59 cm d'ici 2100 du niveau des océans. Une menace déjà importante pour de nombreux petits Etats insulaires. Depuis, des études ont revu ce chiffre à la hausse, jusqu'à 1 mètre, en raison d'un rôle jugé plus important de la fonte des glaces de l'Arctique.
Dans une autre étude publiée dans Nature Climate Change, des chercheurs européens regardent au-delà de 2100: selon leurs calculs, une hausse des températures de 2°C provoquerait une hausse de 2,7 m en 2300 par rapport au niveau actuel. Limiter le réchauffement à +1,5°C contiendrait cette hausse du niveau des océans à 1,5 m.


