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Située à l'embouchure du fleuve Hudson et aux portes de l'océan Atlantique, la ville de New York ne s'élève pas très haut et se retrouve dans une position délicate face au changement climatique. Les inondations risquent bien d'y devenir monnaie courante avec des conséquences bien plus dramatiques que quelques rues inondées.
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Face au danger, le maire Michael R. Bloomberg a commandé une étude sur les défis à relever face au changement climatique. On voit donc fleurir des toits verts (pour absorber l'eau de pluie) tandis que les zones humides sont en pleine expansion afin de limiter l'impact des grosses marées, mais pour certains, ce n'est pas encore assez pour faire face à la menace qui pèse sur New York: des inondations monstres qui paralyseraient les transports ainsi que les quartiers situés à basse altitude, dont Wall Street.
Il y a un an, la ville s'était vue obligée de mettre à l'arrêt son métro et d'évacuer par moins de 370.000 personnes alors que l'ouragan Irene se dirigeait droit sur elle. Si l'ouragan s'est finalement affaibli en tempête tropicale et a épargné la ville, New York s'expose au risque de voir débouler d'autres tempêtes d'envergure.
La mer, un danger non négligeable
Pour Douglas Hill, ingénieur au sein du Groupe de recherches sur les tempêtes de la Stony Brook University, à Long Island: "Les autorités ne comprennent pas l'urgence de la situation, or, il faut investir dès maintenant pour développer des projets qui protègeront la ville de la mer, comme des portes qui pourraient être refermées lors des grosses tempêtes".
D'autres s'inquiètent des sites industriels rassemblés dans le South Bronx ou à Brooklyn Sunset Park: des dizaines d'usines chimiques ainsi que des sites de stockage de pétrole et des stations de tri de déchets. Les autorités ne peuvent garantir la sécurité de ces installations en cas de fortes inondations, avec les conséquences sur l'environnement qu'on imagine facilement.
Un coût trop élevé
Les fonctionnaires de New York rappellent qu'ils doivent évaluer le coût des transformations nécessaires et les comparer aux risques réels et vu que le dernier ouragan ayant touché New York remonte à plus d'un siècle... autant dire qu'ils ne sont pas pressés.
Pourtant, pour les scientifiques, le danger est bien réel surtout que New York se situe au-dessus du niveau des mers. Les eaux qui entourent la ville ont déjà grimpé de 2,5 centimètres au cours du siècle dernier. En cause, le réchauffement des océans. Mais selon les chercheurs, cette hausse s'accélère en raison de facteurs environnementaux et les inondations vont se multiplier. Et avec cette hausse du niveau de la mer, une tempête pourrait se révéler aussi dangereuse qu'un ouragan.



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