L'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) charge l'Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus pour le délai qui s'est écoulé entre l'incident nucléaire, qui s'est déclaré le week-end dernier, et l'alerte lancée auprès de l'Agence. "Il leur a fallu près de deux jours pour nous avertir", remarque Willy De Roovere, directeur de l'AFCN, cité jeudi dans le quotidien Le Soir.
"C'est un problème de culture de sécurité, qui fait défaut depuis longtemps à Fleurus", explique encore M. De Roovere. Selon l'AFCN, le seuil d'alarme avait déjà été franchi dimanche matin. "Les courbes des graphiques montrent une augmentation progressive de la radioactivité depuis samedi au niveau de la balise de la cheminée de l'IRE", note le directeur de l'AFCN.
Le ministre du Climat et de l'Energie Paul Magnette avait indiqué que l'IRE avait averti l'AFCN "aussitôt" l'incident détecté. L'AFCN est alors descendue à Fleurus dès mardi matin. (belga)


