Les Européens très préoccupés par le changement climatique

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Par: rédaction
11/09/08 - 17h45

Trois Européens sur quatre, et autant de Belges, estiment que le changement climatique est, après la pauvreté, le défi le plus important auquel la Terre est aujourd'hui confrontée, révèle jeudi un large sondage Eurobaromètre. Deux Européens sur trois, et 65% des Belges, estiment d'ailleurs que cette menace peut encore être contenue.

Soixante et un pour cent des sondés (et 65% des Belges) affirment à cet effet avoir pris des mesures individuelles en faveur de climat, même si 76% des sondés estiment que les industries n'en font pas assez. Ce sont surtout les jeunes, et les couches les plus scolarisées, qui sont le plus sensibilisés à la menace climatique. Parmi les changements de comportements adoptés, 76% des Européens (81% des Belges) disent trier leurs déchets et 64% affirment avoir réduit leur consommation à domicile (66% chez nous).

Peu changent leurs habitudes
Seuls 28% de sondés, mais 33% des Belges, ont cependant changé leurs habitudes de transports en faveur de modes plus respectueux de l'environnement. De plus, 27% des Européens (32% de Belges) affirment veiller à acheter dorénavant des fruits et des légumes locaux et de saison, ceci afin de limiter les longs transports et l'usage d'énergie fossile pour chauffer les serres. Douze pour cent des sondés (10% de Belges) ont en outre renoncé à prendre l'avion pour des courtes distances.

En revanche, 31% des Européens, et 33% de Belges, confessent n'avoir rien entrepris jusqu'à présent contre le réchauffement, près de la moitié d'entre eux estimant que c'est aux industries et aux gouvernements d'agir en premier lieu, tandis qu'un tiers d'entre eux ne sait pas quel geste poser. L'étude montre à cet égard que 45% des Européens, et 36% des Belges, s'estiment mal informés sur la problématique du réchauffement climatique. Seuls 7% des Européens (et 6% des Belges) pensent toutefois que celle-ci est exagérée.

Prêts à payer plus cher pour de l'énergie propre
Enfin, 44% des Européens, et 65% des Belges, sont prêts à payer plus cher pour obtenir une énergie non-émettrice de CO2, principal gaz responsable du réchauffement climatique en cours, selon l'étude menée auprès de 30.000 personnes dans 30 pays européens au printemps dernier.

Présent jeudi lors de la présentation de ces résultats, le commissaire européen en charge de l'Environnement, Stavros Dimas, a estimé que ceux-ci devaient encourager les Etats membres et le Parlement européen à adopter rapidement, "et sans les diluer", les plans européens visant à réduire les émissions de CO2 de l'UE de 20% d'ici 2020, un objectif d'ailleurs jugé "réaliste" par une large majorité des sondés. (belga)

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