A la veille du Sommet du G8, Greenpeace a amarré un "iceberg" grandeur nature sur la Seine, près de la tour Eiffel, pour interpeller le président Nicolas Sarkozy sur l'urgence de la lutte contre le changement climatique.
"Sarkozy: climat recherche leader"
L'iceberg, une structure gonflable de 16 mètres de haut, est accompagné de pancartes à l'adresse du chef de l'Etat français et de ses homologues du G8: "Sarkozy: climat recherche leader" ou "G8: climat recherche leader". L'iceberg qui a été installé mardi matin, sera démonté mercredi.
Les leaders du G8, les pays les plus industrialisées et les plus pollueurs, qui vont se retrouver mercredi à Aquila, en Italie, doivent prendre la tête du combat contre le changement climatique à travers des engagements concrets et ambitieux, estime l'organisation écologiste. "Il leur revient d'imaginer et de trouver une voie de sortie à la crise climatique annoncée", alors que la conférence de Copenhague doit se tenir dans moins de six mois, a déclaré devant la presse Pascal Husting, directeur de Greenpeace France.
"Ultimatum climatique"
Greenpeace et dix autres ONG écologistes, humanitaires ou de défense des droits de l'homme invitent les citoyens à signer un "ultimatum climatique" au président français (www.copenhague-2009.com) et espèrent recueillir un million de signatures. "Nous sommes d'autant plus demandeurs vis-à-vis de Sarkozy que le niveau de ses discours sur le climat est à la hauteur. Mais il faut encore les traduire par des avancées, des actes et des euros", a souligné Luc Lamprière, directeur général d'Oxfam France.
Cet appel est lancé par une coalition "inédite" d'ONG, a souligné Isabelle Gourmelon, représentant la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH). Car "tous les droits de l'homme sont concernés par le changement climatique - droits économiques, sociaux, droit à l'eau, droit à la santé", a-t-elle fait remarquer. (afp/cb)


