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La température monte d'un cran alors que le gouvernement s'apprête à prendre sa décision concernant le prolongement d'une ou plusieurs centrales nucléaires initialement destinées à la fermeture. Il pourrait trancher la semaine prochaine.
Alors que Greenpeace met la pression en organisant ces jours-ci diverses actions aussi spectaculaires que contestées contre ce prolongement, Ecolo observe le gouvernement depuis l'opposition.
Réalistes, les Verts s'attendent à une décision de prolongation. "Nous ne sommes pas des "ayatollahs" anti-nucléaires, a indiqué mercredi la co-présidente du parti Emily Hoyos sur La Première (RTBF).
Faisant une nouvelle fois observer qu'aucun investissement alternatif n'avait été réalisé depuis la loi de sortie du nucléaire il y a dix ans, la co-présidente souligne que la Belgique se doit de se doter d'"outils performants", une situation qui au vu des chiffres apportés par la CREG nécessitera probablement un prolongement limité de l'un ou l'autre réacteur.
C'est dans ce contexte que les ministres qui se sont succédé à l'Energie ainsi que la CREG font valoir la nécessité de prolonger de quelques années au moins une centrale. "Le ministre de l'Energie doit se fier sur des chiffres objectifs et les seuls chiffres objectifs, ce sont ceux de la CREG. Et la CREG, elle dit 'd'ici deux ou trois ans, on doit pouvoir fermer les trois réacteurs prévus'", constate Emily Hoyos.
Mais en attendant, vu la réalité économique du moment, le gouvernement ne semble pas avoir beaucoup de possibilités. "Si j'étais à la place de Melchior Wathelet, sur base des chiffres qui sont ici, je devrais sans doute dire qu'on ne peut pas fermer tout de suite mais qu'on doit tout faire pour investir très vite", a admis mercredi Emily Hoyos. Car prolonger de dix ans la "vieille technologie nucléaire", ce n'est pas l'avenir, a-t-elle répété.



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