Certes, la théorie du mathématicien britannique Alan Turing n'est pas neuve, mais elle vient seulement d'être confirmée.
Il y a un siècle, Alan Turing avait avancé l'idée que les motifs répétitifs chez les animaux étaient générés par une paire de morphogènes travaillant conjointement comme "activateur" et "inhibiteur". Les chercheurs du King's College de Londres ont voulu vérifier cette théorie et l'ont confirmée.
Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont étudié le développement des crêtes espacées sur le palais des bouches de souris. L'équipe a identifié la paire de morphogènes qui déterminent où chaque arête sera formé. Ces morphogènes activent et inhibent la création du motif, ceux-ci apparaissent dès lors de façon régulière.
Dr Jeremy Green explique: "Ce type de structures régulièrement espacées, comme les rayures sur un tigre ou les taches sur un léopard, sont un motif fondamental dans la biologie. Notre étude fournit la première identification expérimentale d'un système activateur-inhibiteur dans la production de motifs chez les animaux". (ca)


