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L'échevin du Bien-être animal de Charleroi, Cyprien Devilers, veut lutter contre la prolifération des chats errants en lançant une carte donnant l'autorisation à certaines personnes de les nourrir dans des zones précises. Il estime toutefois que les frais de stérilisation doivent être pris en charge par le fédéral.
L'échevin carolo de la Propreté et du Bien-être animal, Cyprien Devilers, a soumis ce jeudi au conseil communal un projet de limitation de la prolifération des chats errants, s'alignant ainsi sur le projet d'arrêté royal de Laurette Onkelinx. Celui-ci se matérialise par une carte de nourrissage qui sera octroyée à une série de citoyens volontaires, leur donnant l'autorisation de déroger au règlement général de police qui interdit "d'attirer, d'entretenir et de contribuer à la fixation d'animaux errants tels que chats, chiens, pigeons ou autres oiseaux, en leur distribuant de la nourriture sur la voie publique".
La carte vise un double objectif: limiter le nourrissage sur des zones précises et faciliter l'identification et la stérilisation des chats errants.
L'échevin précise toutefois que la Ville de Charleroi ne dispose d'aucun budget pour procéder à ces stérilisations. "L'entité compte environ 1.000 chats errants, ce qui équivaudrait à une somme de plus de 30.000 euros", explique-t-il. "Ce coût doit être supporté par le fédéral, puisque le bien-être animal est l'une de ses compétences. En Flandre et à Bruxelles, c'est déjà le cas. Pas en Wallonie."


