Richesses du Saint-Laurent: le béluga

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Par: rédaction
26/05/09 - 11h42

Le béluga est la seule espèce vivant tout au long de l'année dans le fleuve Saint-Laurent et sa population est petite, isolée et fragile. Autre particularité de cette espèce: le béluga porte une robe blanche, de quoi le repérer facilement dans les eaux sombres.

Le béluga du Saint-Laurent est la population qui vit le plus au sud, elle est isolée des autres populations vivant dans l'Arctique et distincte d'un point de vue génétique.

En groupe
Le béluga possède une tête arrondie avec un cou mobile, mais n'a pas de nageoire dorsale. Ses nageoires pectorales sont larges et courtes. Les nouveaux-nés ont la peau brune et ne prennent leur couleur blanche qu'à l'âge adulte, à partir de 8 ou 12 ans.

Son souffle est rarement visible même s'il peut atteindre 2 m de hauteur. Le béluga évolue le plus souvent en groupe et aime fréquenter les eaux côtières avec de forts courants, comme les embouchures.

Bon chasseur
Sa technique de capture est essentiellement la succion. Il aspire en effet une grande variété de poissons de fond (capelan, hareng, éperlan, lançon), d'invertébrés (le ver Nereis, calmars, poulpes) et de crustacés. Très bon chasseur, il passe peu de temps à chercher sa nourriture et consacre son temps à se déplacer, se reposer et à des activités sociales.

Si ses qualités de chasseur sont prouvées, il n'est pourtant pas un nageur rapide, il profite d'ailleurs souvent des courants pour se déplacer. On le croise en surface lorsqu'il vient respirer pour ensuite replonger dans les profondeurs (jusqu'à 800m). Le béluga passe entre 40 et 60% de son temps sous l'eau et ses plongées peuvent durer jusqu'à 15 minutes.

Canari des mers

Le béluga est surnommé le "canari des mers", il siffle, claque, grince et grogne. Ses vocalisations auraient des fonctions sociales mais lui permettraient aussi de se diriger et de trouver ses proies.

La population des bélugas est estimée à environ 1.000 individus. Décimée par une chasse intense ayant pris fin en 1979, elle ne montre pas de signe de rétablissement malgré l'absence de prédateur et les mesures de conservation prises en sa faveur.

Avec l'arrivée de nouveaux polluants, la contamination chimique demeure la menace majeure pour le béluga. D'autres études portent sur la pollution sonore qui menace l'avenir de cette population. Le béluga est à l'origine de la création du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent.

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Caroline Albert

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