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Voyage au paradis dans la Grande Barrière de Corail

Au large de l'Etat du Queensland, au nord-est de l'Australie, entre le détroit de Torres et le tropique du Capricorne, la Grande Barrière de Corail s'étend sur 350.000 m2 et 2.300 kilomètres de long. Cette merveille de la nature représente le plus vaste ensemble de récifs coralliens et d'îles au monde. Elle est d'ailleurs classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 1981.

La Grande Barrière de Corail se compose de près de 3.000 récifs qui renferment 400 espèces de coraux ,1.500 espèces de poissons, 4.000 de mollusques, et bien plus encore. Bien entendu, les récifs doivent affronter certaines menaces naturelles comme les nombreux cyclones qui les touchent chaque année. Mais ceux-ci permettent aussi de remodeler la Grande Barrière, offrant un renouveau des coraux.

Par contre, certains prédateurs se sont multipliés telle la couronne d'épines, une étoile de mer, particulièrement dangereuse pour le corail puisqu'elle s'y attache pour le dévorer. Trop nombreuses, le corail n'a désormais plus le temps de se développer.

Pollution
L'homme marque aussi son empreinte sur la Grande Barrière de Corail. Le récif corallien est exposé aux pollutions venant des nombreuses cultures australiennes, qui nuisent directement à la qualité de l'eau. De plus, cet écosystème exceptionnel n'est pas à l'abri des effets du réchauffement de la planète et les scientifiques s'inquiètent pour son avenir.

Pour eux, le corail ne résistera pas à un réchauffement de l'eau, même d'un petit degré, et il pourrait disparaître dans les cinquante prochaines années. La Grande Barrière ne sera alors plus qu'un lointain souvenir, ainsi que les espèces qui la composent.

Agir
Afin d'empêcher sa dégradation, l'Australie a décidé d'agir en classant, en 2004, un tiers de sa superficie en zone verte (contre 4% auparavant), y interdisant la pêche et y contrôlant la circulation des bateaux. Une réglementation certes plus stricte mais qui n'empêche pas pour autant l'afflux toujours plus nombreux de touristes.

Alors le tourisme: bon ou pas pour la Grande Barrière? La venue de touristes permet de récupérer une taxe qui contribue à la conservation des récifs, ce qui est assez positif. Cependant, le flux touristique abîme les coraux: pollution, perturbation du milieu naturel de nombreuses espèces - dont certaines sont menacées -, dégâts aux coraux... Autant d'effets néfastes qui ne contribuent pas à sa protection. (7sur7)
08/07/08 17h35
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