15 millions d'euros pour le Coral Sea-project

Bonne nouvelle pour la protection de Coral-Sea Project, le projet commun entre notre partenaire HLN.BE/Planet Watch et le WWF: le gouvernement australien a décidé de leur offrir 23 millions de dollars australiens (15 millions euros) pour la protection de la Grande Barrière de Corail.

Urgence
Le gouvernement du Queensland et le gouvernement fédéral australien ont décidé de rassembler leurs forces. Anna Bligh, premier ministre du Queensland, a déclaré qu'une action urgente était indispensable sinon la Grande Barrière de Corail disparaîtra d'ici quelques décennies.

Le ministre fédéral de l'Environnement, Peter Garrett - surtout connu pour avoir fait partie du groupe Midnight Oil - veut de son côté diminuer de 25% les rejets chimiques de l'agriculture (essentiellement des phosphates et nitrates) d'ici 2013.

Agriculteurs
"Il existe des preuves scientifiques qui montrent que l'activité humaine a fortement endommagé le récif", explique Garrett. "Nous allons aider les agriculteurs à effectuer les changements nécessaires sur leurs machines et dans leur façon de travailler. Ensuite, nous investirons dans la recherche pour une agriculture plus respectueuse de l'environnement". L'initiative de hln et du WWF a été discutée au sein d'une commission parlementaire et applaudie par les politiciens.

Naissance du projet
Il y a quelques mois, la rédaction d'hln.be et le WWF ont décidé de monter un projet commun. Hln disposant d'une rédaction à Sydney, le choix de la Barrière de Corail s'est imposé naturellement. Située au nord-est de l'Australie, la Grande Barrière s'étend sur plus de 2.000 kilomètres.

Certaines espèces ne vivent que dans cette région du monde, on y trouve des dizaines d'espèces de baleines, de dauphins, de lamantins, de tortues et des centaines de sortes de poissons. Sans oublier les requins, les raies... et plus de 5.000 espèces de mollusques. Les îles regroupent également 215 types d'oiseaux et 2.195 sortes de plantes.

Problèmes
Hélas, outre le tourisme à outrance et la surpêche (la région nourrit 1,1 milliard de personnes en Asie et en Océanie), la Mer de Corail est aussi directement menacée par le réchauffement climatique. Un rapport du WWF a montré que, d'ici 2050, moins de 5% de la Grande Barrière de Corail Reef subsistera.

CO2
Pour réduire cette hausse des températures, il faut obligatoirement diminuer les émissions de C02 qui polluent l'air mais aussi les eaux des océans, une acidification de l'eau qui conduit à une baisse du développement du corail (qui pousse très lentement) et affectent le squelette de nombreuses espèces animales aquatiques.

La hausse de la température de l'eau fait disparaître les algues nécessaires à la survie du corail. En deux ans à peine, en 1997 et 1998, 16% du corail mondial est mort. Plus de 20% des récifs coralliens de la planète sont déjà endommagés et ne pourront être sauvés.

Stratégie
La façon la plus efficace d'aider la Grande Barrière de Corail à lutter contre le réchauffement climatique est d'élargir sa zone protégée (partie interdite aux touristes et aux pêcheurs). En 2004, le Parc Marin de la Grande Barrière a augmenté cette zone la faisant passer de 4,6 à 33%, soit plus de 11 millions d'hectares. L'ambition du Coral-Sea Project est d'y ajouter le plus vite possible 80 millions de km2.

Caroline Albert
24/10/08 11h33
le dossier complet: Mer de Corail
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