Un cargo d'uranium prend la mer malgré Greenpeace

Un cargo russe venu charger une cargaison d'uranium usagé du groupe français Areva a pris la mer vendredi après avoir été bloqué durant six heures par Greenpeace à Montoir-de-Bretagne, dans l'ouest de la France, selon des journalistes.
 
Le cargo, le Kapitan-Kouroptev, a appareillé pour la Russie dans la soirée, après que les militants qui empêchaient son départ eurent été délogés en fin d'après-midi par les forces de l'ordre. Aucune interpellation n'a eu lieu, selon Greenpeace.
 
Greenpeace voulait "demander une nouvelle fois l'arrêt immédiat des exportations de déchets nucléaires français vers la Russie", a indiqué Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de l'organisation. Les militants, qui avaient approché le cargo à la nage et à bord de bateaux pneumatiques, avaient déployé des banderoles "La Russie n'est pas une poubelle".
 
Pendant le chargement du navire, les matelots du cargo ont tenté de les repousser avec des lances à eau tandis que les forces de l'ordre essayaient d'empêcher les militants d'approcher de la coque.
 
La cargaison doit être acheminée vers Tomsk, via Saint-Pétersbourg, pour que sa cargaison, propriété d'Electricité de France et d'Areva, y soit retraitée. L'uranium retraité est destiné à être réutilisé dans des centrales françaises, la France ne disposant pas des capacités nécessaires à ce retraitement, selon Areva.
 
Greenpeace doute de ces assurances. "Les industriels affirment que les déchets envoyés en Russie sont enrichis pour faire un nouveau combustible. (...) C'est techniquement faisable, mais si compliqué, si cher, si peu rentable qu'ils ne le font pas", a affirmé M. Rousselet. (belga)
12/03/10 23h15
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