Le ciel de Mexico a retrouvé un peu de sa "limpidité"
L'agglomération de Mexico, avec ses plus de 20 millions d'habitants, est loin de redevenir "la région où l'air est le plus limpide" décrite par le conquistador espagnol Hernan Cortés, mais sa pollution tristement célèbre a été réduite ces dernières années.
La qualité de l'air en progressionRécemment, les "Chilangos", comme on surnomme les habitants de Mexico, ont pu voir se découper nettement à l'horizon les silhouettes enneigées du Popocatetepetl ("la montagne qui fume") et de l'Iztaccihuatl ("la femme endormie"), les deux volcans qui bordent la vallée où les Aztèques avaient déjà établi leur capitale. Une vision suffisamment rare pour qu'elle alimente toutes les conversations.
Les contours du "Popo" et de "La femme endormie" ont sans doute été exceptionnellement dégagés par des circonstances atmosphériques particulières, mais la qualité de l'air est en progression. "Il y a dix ans, en plein jour, on ne voyait pas les voitures au croisement au bout de la rue", témoigne un vieux "Chilango".
Pots d'échappement catalytiquesMexico a donc mis en oeuvre un plan de dépollution avec circulation alternée et obligation pour les taxis de se doter de pots d'échappement catalytiques. La mégapole est encore loin, toutefois, d'avoir résolu ses problèmes.
"Le soufre, le monoxyde de carbone, de dioxyde de nitrogène et le plomb restent en deçà des limites recommandées. Mais les particules en suspension ont augmenté ces deux dernières années", relève M. Jazcilevich. Cela en raison de la sécheresse dans les zones cultivées proches de la capitale, selon lui.(afp/chds)