"La sécurité est un point sur lequel on travaille de manière continue", a indiqué mercredi Bart Thieren, porte-parole de Belgoprocess, en réaction à une information des journaux Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg selon laquelle les bâtiments où les déchets nucléaires radioactifs sont stockés à Dessel doivent être urgemment mieux sécurisés.
La société a embauché l'an dernier plus de 80 personnes, spécifiquement pour assurer la mise en oeuvre de son plan stratégique de sécurité. Ce plan est le résultat d'un audit que Belgoprocess a lui-même demandé il y a un an et demi à l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN).
L'Agence s'est rendue sur place à Dessel durant une semaine, avec une douzaine de personnes. "L'objectif était d'anticiper la future réglementation de l'Agence internationale de l'Énergie atomique (AIEA)", selon M. Thieren. Le plan stratégique de sécurité qui a été rédigé à la suite de l'audit comprend 34 grands projets, parmi lesquels figure la prévention des risques d'incendie.
Sur ce point précis, l'AFCN a adressé une série de remarques lors d'une inspection effectuée à la mi-janvier. "Pour réaliser le plan de sécurité, nous sommes passés l'an dernier de 215 à 300 personnes. Mais pour embaucher ces gens, il a fallu du temps, et une fois qu'ils ont été recrutés, ils ont aussi eu besoin de temps pour se familiariser", a ajouté M. Thieren.
Le porte-parole souligne que la sécurité est "un point sur lequel on travaille en permanence" et que des contrôles sont régulièrement effectués chez Belgoprocess. Mais la mise en oeuvre du plan nécessite du temps. "Si la critique est à présent que cela ne va pas assez vite, nous devrons examiner cela en concertation avec l'AFCN", conclut-il. (belga)


